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Le blog de Lucie GARD

Nécropole de LIHONS (Somme).

30 Novembre 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Nécropoles et Monuments

NN-de-Lihons--80-.jpg  

 

Un seul de nos soldat repose probablement dans l’Ossuaire de cette nécropole :
Jean LAFFON  est né le 10 décembre 1881 au village de la Borie à  Murols alors commune de Lacroix département de l’Aveyron. Fils de Pierre Jean cultivateur et de Marie BATAILLE. Jean a deux frères : Justin né en 1880 cultivateur aux Bories de Murols (12) et Guillaume né en 1875  cultivateur à Silhol commune de Roussy (Cantal), qui seront présent à son mariage.

Jean épouse à Labrousse le 1 avril 1905 Marie LABORIE  née à Drulhes le 11 février 1884 fille de défunt Jean et de  Agnès CHARMES cultivatrice à Drulhes. De leur union est né  à Labrousse Pierre en 1908 et Auguste Jean en 1913.  
Jean est incorporé 2ème classe au 52ème Régiment d’Infanterie N° matricule 125 au recrutement d’Aurillac . Mort pour la France le 31 octobre 1914 à Lihons (Somme).
Son décès est transcrit le 2 février 1921 à Labrousse par jugement du tribunal civil d’Aurillac qui déclare constant le décés du soldat Jean LAFFON le 31 octobre 1914 à Lihons (Somme).

La lihons-vue-d-ensemble.jpgNécropole de LIHONS (Somme).

Elle est située au bord de la D337, entre Harbonnières et Lihons, d'une surface de 25.857 m², cette nécropole contient 6.581 corps dont 1.638 en ossuaires. En 1915, un petit cimetière fut édifié ici par les troupes françaises.

En octobre 1914, elles avaient capturé le petit village de Lihons et l'avaient défendu, au cours d'âpres combats, pendant un mois. Mais une grande partie des corps inhumés ici sont ceux d'hommes tombés au cours des combats de la bataille de la Somme (1er juillet / 18 novembre 1916). A cette époque, Lihons n'était plus que ruines depuis longtemps, bombardé par les uns et les autres durant des mois.

 lihons-l-Ossuaire.jpg
En mars 1917, le secteur passera sous contrôle britannique et le restera jusqu'à l'offensive allemande en Picardie, un an plus tard. Il sera alors repris au cours de la contre-offensive alliée menée dans le Santerre à partir du 8 août 1918.
En 1919, les tombes provenant d'autres cimetières, situés dans un secteur proche, seront rassemblées ici. Elles provenaient de Framerville, Herleville, Foucaucourt, Harbonnières, Assevillers, Belloy-en-Santerre, Cayeux, Le Quesnel et Fontaine-les-Cappy.

Parmi les corps inhumés dans l'un des ossuaires, vraisemblablement, se trouve celui d'Alan Seeger, jeune Américain engagé volontaire dans la Légion Etrangère, tué le 1er juillet 1916, qui avait écrit un poème, resté dans toutes les mémoires : "I have a rendez-vous with death". J'ai rendez-vous avec la mort ... Inhumé dans le petit cimetière de Belloy-en-Santerre, sa tombe a été détruite au cours de bombardements ultérieurs et son corps n'a jamais pu être ensuite identifié avec certitude.
VOIR :
http://picardie1418.chez.com/fr/necropoles/80/lihons.htm
ET
Mieux que des photos : visite virtuelle de la nécropole :
http://www.todayisfree.com/360-430-Cimetiere-Militaire-Francais-de-Lihons--2-
Vous pourrez y lire aussi le poëme « J’ai rendez-vous avec la mort » d’ Alan SEEGER.

 

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La pensée du jour.

28 Novembre 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Poésies, pensées...

Les-optimistes--.jpeg

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Infanticide à Labrousse an VII (suite 30).

26 Novembre 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Procés infanticide an 7 ( 1798 )

Proces verbal de communication de liste de témoins.

vers-Drulhes.jpgAujourdhuy dix germinal l'an sept (30 mars 1799) de la republique française une et indivisible en la chambre de conseil du tribunal criminel du departement Cantal seant a Saint Flour a six heures du matin pardevant nous president dudit tribunal criminel a été ammené par le gardien de la maison de police Marie COUSSIN veuve CARANOVE à la quelle pour satisfaire a l'article 346 du code des delis et des peines a été notifiés la liste contenant les noms ages professions et domicilles des temoins assignés tant a la requette de laccusateur public qu'a celle de ladite Marie COUSSIN.
De ce que dessus a été dressée le présent procés verbal qui a été signé par le president et par le comis greffier ladite Marie COUSSIN ne layant su faire de ce interpellée.
Signé : BONNAULT président  et  SAINCTYON commis greffier. 

A suivre

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L'émigration dans la Châtaigneraie en 1850 et 1851.

20 Novembre 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Archives paroissiales

Le Messager n° 35 – Juin 1950.

L'émigration dans la Châtaigneraie en 1850 et 1851.

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L'Émigration dans la châtaigneraie cantalienne n'a fait l'objet d'aucune étude étendue : nos historiens paraissent avoir été découragés par l'ampleur du sujet et l'éparpillement des documents. M. André Meynier lui a cependant consacré quelques pages dans sa thèse de géographie si estimée, mais il n'a pas éclairci tous les problèmes qu'elle pose, nous n'en voulons pour preuve que la remarque suivante : il parle d'un chef-lieu de district de la province de Madrid nommé Chinchon (Meynier : Ségalas, Levézou. Châtaigneraie, Aurillac, 1931, P.331.) qui était le siège d'une importante société commerciale dirigée par les Auvergnats ; or, en 1849, nous trouvons un Jean Chinchon, propriétaire et éleveur estimé à Mauriac. Il est possible que la localité existe, mais n'aurait-elle pas été fondée par un émigrant cantalien qui lui aurait donné son nom ?
Ayant dépouillé récemment (Voir "La Montagne" du 15 mai 1950) les talons des passeports délivrés dans le Cantal en 1850 et 1851, nous donnons dans les lignes qui suivent le résultat de nos recherches concernant le canton de Montsalvy et les communes voisines.

MONTSALVY, le chef-lieu du canton, ne voit en 1810 qu'un seul départ : celui d'Antoine Tabaysse, scieur de long, 24 ans, qui va à Sainte-Colombe, en Espagne.

En 1851, quatre autres scieurs de long gagnent Barcelone. Ce sont : Joseph Astier (21 ans), Guillaume Courchinoux et Jean-Pierre Valon (27 ans tous les deux) et Pierre Bruel (30 ans) que sa femme accompagne.

Joseph Viguier, à 17 ans, vient de perdre son père ; il abandonne la culture d'un maigre domaine et part en septembre à Barcelone près de deux frères de sa mère Anne Malvezin.

Vincent Delbert (20 ans), marchand, est né à Entraygues, mais habite Montsalvy et part pour Madrid, tandis que Jean Martin, 24 ans, va dans la Louisiane rejoindre un oncle qui est missionnaire.

CALVINET n'a qu'un seul émigrant : Antoine Pétry, scieur de long, 21 ans, qui va à Barcelone, mais aussi une émigrante : Catherine Andrieu, épouse de François Strélitz, tailleur, 25 ans, qui va à Sainte-Colombe-Formès.

JUNHAC voit augmenter le nombre des départs : six émigrants qui sont tous scieurs de long.
En 1850, Jean Magne (18 ans), va à Oustalric, près de Barcelone rejoindre un frère ; Etienne Guy (23 ans), va à Saint-Colombe, chez un parent qui peut le soutenir, au cas où le travail viendrait à manquer ; Pierre Bruel (20 ans), va aussi à Barcelone de même que Jean Malbert (22 ans), Jean Nugou (21 ans) et Hugues Tabaize, des Fontanelles (20 ans) qui partent en 1851.

LACAPELLE-DEL-FRAYSSE n'a qu'un seul émigrant, Guillaume Mespoulet, scieur de long, qui va à Saragosse en 1850.

LACAPELLE-EN-VEZIE ne compte pareillement qu'un seul départ, celui d'Antoine Gaston (24 ans), qui va en août 1851 à Barcelone ; c'est aussi un scieur de long.

LABESSERETTE envoie en 1850 deux émigrants à Madrid. Le premier, Pierre Versepuech (21 ans) est boulanger, mais le deuxième, Antoine Puech (29 ans), nous fait rentrer dans la nombreuse corporation des scieurs de long à laquelle appartiennent Antoine Cazals, Baptiste Cabrespine, Jean Valdy Terradou et Antoine Puech (30 ans) qui est déjà allé à Barcelone en 1848.

LAPEYRUGUE qui n'est pas encore une commune indépendante voit partir deux de ses enfants qui sont aussi scieurs de long. Ce sont Antoine Isac (41 ans), qui vient de Saint-Hippolyte (Aveyron) ; sa petite et maigre propriété ne l'ayant pas enrichi, il part à Vitch en 1850. Antoine Lucadou (24 ans), va à Barcelone en 1851.

Les communes suivantes qui sont situées en majorité dans les ravins qui bordent le Goul ont une forte émigration relativement à leur superficie et à leur population.

LEUCAMP voit partir en 1850 Pierre Delprat (19 ans) qui va à Madrid comme boulanger et qui est suivi par Antoine Falières, 21 ans, qui se rend à Barcelone comme scieur de long. En 1851, nous trouvons le départ de Jean Laborie (23 ans) pour Madrid ; d'Antoine Guitard (24 ans), qui va à Vich ; de Gard Antoine et de Laponche Antoine (21 ans) qui vont à Barcelone ; tous aussi sont scieurs de long, sauf Laborie qui est boulanger.

ROUSSY (devenue plus tard la commune de Vezels-Roussy) n'envoie facilement en Espagne que des scieurs de long. Le doyen des partants est Baptiste Plénacoste, de Lacombe (36 ans) qui va à Gérone. On trouve ensuite deux enfants de l'Assistance : Antoine Bluget 527 ans), élevé chez Delmas, à Lagarrigue qui va à Barcelone et Jullien (24 ans), élevé chez Condamine, de Vezels, qui va à Madrid, avec Antoine Delbac (22 ans), du bourg de Roussy.
Baptiste Mayenobe, de Vezels (24 ans), va à la Casa de la Selve, tandis qu'Antoine Vayre, de Poutet (24 ans) et Antoine Jarrige, de La Croix-del-Lac (21 ans) vont à Barcelone.

TEISSIERES-LES-BOULIES est aussi le pays des scieurs de long.
En 1850, Antoine Delbex (21 ans), des Lattes, va à Barcelone ; il est suivi par Géraud Méra, de Pleinche (21 ans).  Blaise Lancelot (27 ans), de Falguières a déjà fait une campagne en Espagne en 1848-1849 ; sa route passait par Perpignan, le col du Perthus et Figuerras. Nicolas Bousquet (26 ans) et Bernard Méral (23 ans) vont à Gérone. En 1851, on ne trouve qu'un seul départ, celui de Louis Périer (27 ans) qui va à Madrid comme boulanger.

LADINHAC a eu toujours beaucoup d'émigrants (Louis Aymar. L'Emigration à Ladinhac, de 1816 à 1861. Revue de la Haute-Auvergne, 1914, p.171-175).
Partent en 1850 : Jean et Vincent Andrieu (24 et 23 ans) ; Jean Lacoste, Antoine Garrouste et un enfant naturel, Jean (17 ans) ; puis trois jeunes de 19 et 18 ans : Pierre Lavergne, Jean Gaston et Jean Puech, tous scieurs de long vont à Barcelone. Plus tard, Jean Bru (31 ans), va à Vich, tandis qu'Antoine Coulon et Jean Andrieu vont à Madrid.
En 1851, nous trouvons le départ de Durant Brunhes (25 ans), sabotier et ceux de Baptiste Plénacoste (32 ans), Sylvain Carrier (29 ans), Antoine Roquesalane (21 ans) et Antoine Bru (36 ans). Tous sont scieurs de long et vont à Barcelone.

Le nombre des émigrants diminué en descendant vers les rives du Lot. Vieillevie, par exemple, ne figure pas sur la liste des passeports.

CASSANIOUZE compte trois émigrants en 1851 : Pierre Combelles (25 ans) et Joseph Cipière (23 ans) scieurs de long qui vont à Barcelone. Géraud Souquière (33 ans) qui part pour la Guadeloupe.

SENEZERGUES a aussi le monopole des scieurs de long. En 1850 partent pour Barcelone Jean-Baptiste Goubert, Antoine Berton et Jean Demoulin. En 1851, Jean Lavaissières de Leygues (17 ans), va à Palamos et Pierre Laybros (18 ans), à Vich.

Dans les communes voisines, nous trouvons deux émigrants

MOURJOU : deux scieurs de long, Jean Amérial et Jean Rieu qui vont à Barcelone en 1851.
A LABROUSSE, deux boulangers de 19 ans qui vont à Madrid en 1850 et s'appellent Guillaume Vayssières et Jean Loubières, d'Inserres.

SAINT-ANTOINE, aux foires célèbres, aiguille aussi vers l'Espagne quelques-uns de ses enfants. Ce sont en 1851, Joseph et Antoine Channac et Jean Devez qui vont à Vich, et en 1850, Géraud et Jean-Baptiste Blanc et Boudou François qui vont à Barcelone.

MARCOLES voit partir, en août 1850, les frères Lapeyre et Jacques Lacoste (18 ans), tous trois scieurs de long qui vont à Vitch, puis Antoine Lantuéjoul (25 ans), boulanger qui va à Madrid et Antoine Giraudet (22 ans), scieur de long qui va à Barcelone.

Avec Roannes, Sansac, Prunet et Ytrac, nous entrons dans le bassin d'Aurillac que nous étudierons une autre fois. Les noms que nous venons de publier montrent l'importance de l'émigration cantalienne vers l'Espagne, il y a cent ans.
Antoine TRIN (curé de Labrousse).

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Infanticide à Labrousse an VII (suite 29).

17 Novembre 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Procés infanticide an 7 ( 1798 )

Proces verbal de communication de liste des jurés.

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Aujourdhuy premier germinal l'an sept (21 mars 1799) de la république française une et indivisible en la chambre de conseil du tribunal criminel du departement du Cantal séant a Saint Flour a été amené devant le président dudit tribunal criminel par le gardien de la maison de justice Marie COUSSIN veuve CARANOVE accusée et détenue a laquelle pour satisfaire a la loi et aux articles 520, 521 et 522 du code des délits et des peines a été donné communication des citoyens appelés par le sort pour former le juri du jugement pardevant la section prochaine a leffet pour elle dexercer dans le delay de vingt quatre heures telles récusations quelle jugera convenable en se conforment aux articles précités du code des delis et des peines apres lequel delay il luy a été declaré quelle ny serait plus recevable.
La dite Marie COUSSIN veuve CARANOVE a declaré quelle nentendait récuser auqun desdits jurés portés sur la liste et qu'elle demandait meme a étre jugée.
De ce que dessus a été dressé le present procés verbal qui a été signé par le president et par le commis greffier ladite Marie COUSSIN ne layant scue faire de ce interpellée.
Signé : BONNAULT président et SAINCTYON commis greffier. 
Liste des témoins a assigner pour le 16 germinal (5 avril 1799) huit heures du matin, tant à la requete de l'accusateur public que celle de Marie COUSSIN veuve d'Antoine CARANOVE accusé d'avoir fait périr son fruit.

 


Savoir
A requete de laccusation public

 


1° Margueritte NOEL femme a Geraud VALET ou VALIN cultivateur demeurant au lieu de Drulhes commune de Labrousse canton de Vic agée de quarante ans.
2° Marie MONJOU femme a Jean CARANOVE agée trente six ans tailleur dhabit demeurant au lieu de Drulhes commune de Labrousse.
3° Margueritte BIGORRE fille demeurante à Drulhes commune de Labrousse agée d'environ trente cinq ans.

 


A Requete de laccusée.


1 La nommée Marguerite locataire au village de Drulhes commune de Labrousse.
2 La nommée Marie MONJOU, femme a Jean CARANOVE tailleur d'habit de ydem.
3 Catherine DEMARTRE épouse de Bernard CHARME de ydem.
4 La citoyene BOUTELIER épouse du citoyen LAVERGNE proprietaire du lieu et commune de Labrousse.
Collationné conforme à la minutte.
Signé : SAINCTYON commis greffier.

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Les deux photos sont la copie de l'ordonnance du président Gilbert BONNAULT ordonnant à tous les huissiers et gendarmes d'assigner les citoyens cités a comparaitre au tribunal à la date du 16 germinal an 7 à 8 heures du matin.

A suivre

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Vote pour le rétablissement de l'Empire 21 novembre 1852.

15 Novembre 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Archives municipales

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Note dans la marge : On mentionnera avec soin les noms des présidents et assesseurs, et le titre en vertu duquel ils remplissent ces fontions.

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Note dans la marge : Le bureau choisit des scrutateurs parmi les électeurs présents sachant lire et écrire, lesquels se divisent par tables de quatre au moins. Lorsque le nombre ne dépasse pas 300, le dépouillement est fait par le bureau seul.

Le bulletin ortant Louis-NAPOLEON BONAPARTE ou VIVE L'EMPEREUR caractérise évidemment une adhésion.4.jpg

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Infanticide à Labrousse an VII (suite 28).

13 Novembre 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Procés infanticide an 7 ( 1798 )

Vingtcinquiéme piéce.
Copie du procés verbal du tirage des jurés de jugement.
Premier germinal an sept (21 mars 1799).

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Extrait des minuttes de procés au greffe du tribunal criminel du departement du Cantal séant en la commune de Saint Flour.
Aujourdhui premier germinal l'an sept de la republique française une et indivisible dans la chambre du conseil au tribunal criminel et en présence de l'accusateur public provisoire nommé en vertu de l'article 270 du code des delits et des peines, les citoyens SARDINE et CHIROL officiers municipaux de la commune de Saint Flour délégués a cet effet pour déliberation de ce jour, et du citoyen CHIROL substitut du commissaire du pouvoir éxécutif prés le dit tribunal criminel, procédé a la formation du tableau du jury de jugement pour le present mois en la maniere qui suit:
Les administrateurs municipaux ont pretté entre les mains du président le serment prescrit par les loix de garder le secret, le président a présenté a l'accusateur public provisoire la liste des jurés de jugement pour les mois de germinal, floreal et prairial an sept a lui adressée par le commissaire du pouvoir éxécutif prés l'administration du departement suivant sa lettre en datte du dix neuf ventose dernier et la invitté de faire les récusations que la loi prescrit.    
L'accusateur public provisoire a declaré quil ne récusait aucun des citoyens portés sur la liste et par l'evenement du tirage du sort, sont sortis successivemant les numeros et les noms cy aprés.
126 - Victor BAZILET d'Anteroche commune de Chastel.
48 - Filias SALUDE propriétaire a Vézac.
2 - Louis VIGIER homme de loi a Aurillac.
10 - Parent Cézar RIVIERE, homme de loi a Aurillac.
103 - Joseph FORESTIER notaire public a Meallet.
178 - Pierre POUPIN de la Roche commune de Saint Rémy.
244 - Bertrand Louis MORINOT notaire a Charmensac.
163 - Jean François ROCHE du Fayet commune de Mentieres.
239 - Hugues FARRADESCHE CHAUBASSE, homme de loi, d'Allanche.
46 - Guillaume DUC, propriétaire a Saint Simon.
11 - Jean REYT père orfevre a Aurillac.
231 - François COUDERC, maginou de la Molede commune de Bredon.
Adjoints
3 - Izaac DELORT propriétaire a Aurillac.
82 - Jean RIVEL le jeune proprietaire a Vic.
131 - Jean Pierre VAREIGNE de la Recoule commune de Marcenat.
De tout ce que dessus a été dit sur se présent procés verbal, qui a été signé par le président, par l'accusateur public provisoire par les deux officiers municipaux, par le substitut du commissaire du pouvoir éxécutif et par le commis greffier lesdits jour et an que dessus et signé a la minutte
BONNAULT président, BORY accusateur public provisoire, CHIROL et SARDINE officiers municipaux, CHIROL substitut du commissaire du pouvoir executif et SAINCTYON commis greffier.
Collationné conforme a la minutte.
Signé : SAINCTYON commis greffier.   
A suivre

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Commémoration du 11 novembre 2010.

12 Novembre 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #MANIFESTATIONS

11.11.2010-2

Ce 11 novembre, gris et froid comme peut-être celui de 1918.

Notre maire M. Pradal a lu aux habitants présents devant le monument aux morts ce MESSAGE DU 11 NOVEMBRE 2010

Le 11 novembre 1918 à 11 heures, au son des clairons sur la ligne de front et des cloches des églises dans toutes les villes et les villages de France, prenait fin le plus terrible conflit que l'humanité ait connu jusqu'alors et dont personne n'imaginait alors qu'il ouvrait un siècle marqué par le retour de la barbarie et de l'inhumanité au coeur même de la civilisation européenne et dans le monde.

L'armistice signé dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne, quelques heures auparavant, scellait la victoire si chèrement acquise de la France et de ses alliés sur l'Empire allemand, tombé deux jours plus tôt.

 Cette Première Guerre mondiale, qui devait être « la der des ders » la mémoire collective l'a retenue sous le nom de Grande Guerre, non pas pour en magnifier le souvenir, mais parce que son ampleur inédite, la violence extrème de ses combats, la puissance destructrice employée et le nombre de morts, de blessés, d'invalides et de "gueules cassées" qu'elle provoqua ont marqué à jamais notre conscience nationale.

Aucune famille, aucun village, aucune ville ne furent épargnés par la douleur et le deuil. Deux ans après la fin de cette tragédie, la Nation a souhaité rendre hommage à tous ceux qui souffrirent, parfois au delà de toule mesure durant cette terrible épreuve.

Pour que le pays tout entier n'oublie jamais le sacrifice de ses enfants, le corps d'un soldat français non identifié, "petit soldat glorieux et anonyme" choisi au hasard parmi les Poilus morts pour la France, et les symbolisant tous, fut placé dans une chapelle ardente dressée dans l'Arc de Triomphe. C'était il y a quatre-vingt-dix ans, le 11 novembre 1920.

Selon la belle formule d'Henri de Jouvenel: « c'est lui. l'inconnu, l'anonyme, le simple soldat, qui donne tout son sens à l'Arc de triomphe ».

Ce corps fut inhumé sous la Dalle Sacrée le 28 janvier 1921. Et depuis le 11 novembre 1923, sans interruption, la Flamme du souvenir brille à ses côtés, ravivée chaque soir, sur la Dalle Sacrée.

Célébrée tous les ans dans l'ensemble des communes de France, la journée nationale du 11 novembre, dénommée "fête de la Victoire et de la paix" par la loi du 24 octobre 1922, reste la plus emblématique des commémorations car elle symbolisa par excellence le sacrifice pour la France de ses enfants.

En 1940, alors que la France était en souffrance, abasourdie par sa défaite, coupée en deux, en partie occupée, alors que l'engagement dans la France Libre ou dans les prémisses de la résistance intérieure étaient encore affaire d'individualités aussi remarquables que peu nombreuses, c'est le 11 novembre que se leva, sur le territoire métropolitain, le premier écho populaire à l'appel historique du Général de Gaulle lancé le 18 juin depuis la radio de Londres.

Ce 11 novembre 1940, des milliers de Français décidèrent de témoigner leur opposition à l'occupant et à la politique de collaboration que voulait mener le gouvernement du Maréchal Pétain. Ils le firent en rendant hommage à leurs aînés de 1914-1918.

A Paris, tout au long de la journée, quatre à cinq mille lycéens et étudiants bravèrent l'occupant pour aller déposer des centaines de bouquets et plusieurs gerbes sur la tombe du Soldat Inconnu.

En province, bien d'autres Français célébrèrent individuellement ou collectivement, la signature de l'Armistice de 1918. Ils le firent chacun à leur manière, en hissant un drapeau tricolore sur la cathédrale de Nantes, ou en arborant modestement à la boutonnière une croix de Lorraine, signe de ralliement des Français libres ...

Dans les années trente, la commémoration du 11 novembre était l'occasion de se recueillir et de rendre un vibrant hommage aux morts de 1914-1918. Pendant l'Occupation, elle devint un symbole porteur des valeurs de la Résistance.

Aujourd'hui, elle incarne l'espérance européenne et la réconciliation franco-allemande, vecteurs dune Europe en paix, unie, solidaire et forte.

Elle est aussi l'occasion de rendre hommage. sous l'Arc de Triomphe comme devant chaque monument aux morts, à nos soldats qui font aujourd'hui encore le sacrifice de leur vie pour la paix et la liberté dans le monde.

«Tu iras honorer le soldat inconnu ». Le mot d'ordre des étudiants et lycéens du 11novembre1940 demeure, par delà les générations, l'un des plus beaux commandements de notre République. (H. Falco)

Une gerbe de fleurs fut déposée à la mémoire de nos soldats morts pour la France.

 

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14-18 Folie meurtrière.

11 Novembre 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Poésies, pensées...

 0010-Joseph Vaurs - classe 1905

14-18
C’était la grande guerre
Ils ont vécu l’enfer
C’était la grande guerre
La folie meurtrière

Par un beau jour d’été
Sous un ciel bleu d’azur
Le clairon a sonné
Pour la grande aventure
Ils partirent faire la guerre
Au nom de la patrie
Ils étaient jeunes et fiers
Et la fleur au fusil

Mais du chemin des dames
Au fort de Douaumont
Ils ont perdu leur âme
Sous le feu des canons
Avec la peur au ventre
Ils chantaient la Madelon
En plein mois de décembre
Quand ils montaient au front

Ils tombaient un à un
Fauchés par la mitraille
De la Marne à Verdun
Au coeur de la bataille
Partout des trous de bombes
Partout des trous d'obus
Comme la fin d'un monde
Qui leur tombait dessus

Ils ont pleuré de joie
Le jour de l’armistice
Quand enfin arriva
La fin de leur supplice
Après un grand silence
Les cloches de la paix
Dans le ciel de France
Se mirent à sonner

14-18
C’était la grande guerre
C’était la der des ders
Mais cette grande guerre
Ne fut pas la dernière

http://poesie.webnet.fr/

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Conseils municipaux de l'année 1814.

8 Novembre 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Conseil Municipal

Il y eut deux séances de conseil municipal en 1814.

Aujourd'huy quatorze mai mil huit cent quatorze.

Le conseil de la commune de Labrousse réuni au lieu de ses seances ordinaires, daprés la convocation faitte par Monsieur le Maire pour délibérer sur les objets déterminés par larticle quinze de la loi du vingt huit pluviose an huit (28 janvier 1800) et par le titre deux de larrété du gouvernement du quatre thermidor an dix (23 juillet 1802).
Monsieur le Maire a deposé sur le bureau le compte de recette et depenses, pendant lan mil huit cent traize et aprés avoir bien examiné chaque article et sétre assuré que les revenus en centimes additionnels de la commune ont été duement employés, le dit compte a été unanimement aprouvé dans tout son contenu.
Ensuite le conseil cest occupé des dépenses de mil huit cent quatorze et en proposent les articles qui suivent
Abonnement au bulletin des loix ...6 F.0 
Frais du timbre et registres de letat civil ...(pas dit)
Abonnement au bulletin administratif ... 15 F.
Frais du bureau de la mairie en encre plumes lumieres ... 30 F. 15
Traitement du commis de la mairie ... 50 F.
Location de la maison commune sil en existe point en propriété ... 30 F.
Traitement du porteur des dépéches ... 16 F 60
Traitement du concierge de la maison du depot ... 13 F. 50
Total (pas dit)
Monsieur le Maire demeure invité a adresser expédition, de notre délibération a Monsieur le préfet pour étre homologué, fait a la mairie de Labrousse ledit jour et an que dessus et avons signé
 VIGNE, VAISSIERE adjoint, GAMEL, LAMOUROUX, BOISSI, TERRI, ROUCHET, BLANCOT, BASTIDE maire.

signatures-du-conseil-municipal-du-14.5.1814.jpg

Ce jourd'hui cinq novembre mil huit cent quatorze.

Le conseil municipal et le percepteur de la commune de Labrousse assembles en vertu dun avis envoyé par monsieur le maire a chacun d'eux d'aprés une lettre adressée au maire par monsieur le sous prefet en datte du vingt cinq octobre dernier qui me charge de convoquer à jour fixe les membres du conseil et le percepteur à leffet de preter entre ses mains le serment dont sagit.
Nous jurons et promettons de garder obéissance et fidelité au Roi de navoir aucune intelligence de n'assister à aucun conseil de n'antretenir aucun signe étroit contraire à son autorité et ci dans la commune ou allieur nous apprenons qui ce trame quelque chose à son présudice nous le ferons conaittre au Roi, et avons signé.
BOISSI, VAISSIERE, TERRI, BLANCOT, GAMEL, DELHOSTAL percepteur, LAMOUROUX, ROUCHET, VIGNE.

(A.D.C. 5 E 353)

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