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Le blog de Lucie GARD

archives paroissiales

Colonie de vacances à Labrousse entre 1950 et 1970.

24 Janvier 2018 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Archives paroissiales

Voici de nouvelles photos.

J'ai eu ce jour 24 janvier 2018, l'agréable surprise d'avoir des nouvelles de Monsieur Pierre Monteil (cité plus bas). Il m'a aimablement envoyé ces quatre photos, qui feront plaisir à ceux qui ont connu " La colonie de Labrousse".

Pierre Monteil a gardé un bon souvenir de notre village de Labrousse.

Nous avons tous la nostalgie de nos souvenirs de jeunesse.

Merci pour ce partage monsieur Monteil.

voir première partie de l'article :

http://sitedelabrousse.over-blog.fr/article-colonies-de-vacances-a-labrousse-1956-1968-57294500.html

Colonie de vacances à Labrousse entre 1950 et 1970.
Colonie de vacances à Labrousse entre 1950 et 1970.
Colonie de vacances à Labrousse entre 1950 et 1970.
Colonie de vacances à Labrousse entre 1950 et 1970.

Bientôt de nouvelles photos.

Qui se souvient des enfants de Montereau (Seine et Marne) et de l'abbé GIGOUT (orthographe pas certain).

M. l'Abbé GIGOUT aumonier de la colonie

Qui se souvient de Pierre MONTEIL dont j'ai reçu un jour ce mail mais qu'une panne informatique m'a fait perdre son adresse mail ?

<< Votre village a été pendant des annèes mon lieu de vacances grâce à un prêtre qui se nommait l'abbé GIGOUT (je ne suis pas certain de l'orthographe), qui était curé à Montereau (Seine-et-Marne). Je suis venu la première fois à Labrousse vers les années 1957-1958, j'ai eu l'immense plaisir de revenir à plusieurs reprises, la dernière fois fut en 1968 comme Directeur Adjoint. Durant ce séjour en cette année si trouble, mon surnom fut le CRS car étant sous-officier dans l'armèe de l'air, ma tenue manquait beaucoup de fantaisie !
Mais que de souvenirs : nos promenades au rocher du Dat, nos camps au Lioran et surtout les cloches dans votre magnifique petite église qui nous permettaient de jouer l'Ave Maria. Je ne peux que vous remercier d'avoir fait
renaître en moi un gamin de 12 ans.>>

L'équipe des colons 6. 1958

 Merci à M. Gamel pour ces deux photos 

Si vous avez des photos de cette colonie des années 1950-1960, merci de bien vouloir en faire bénéficier ceux qui ont connu et participé à ces mois d'été inoubliable à Labrousse (Cantal).

Voir l'article du 18 septembre 2010, classé archives paroissiales.

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Les prêtres de Labrousse.

26 Mars 2011 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Archives paroissiales

l'église St-Martin de Labrousse

NOS PRIEURS

Bertrand De RUBAFFA fut prieur en 1208.
Pierre BERSANGES curé et prieur de 1663 à 1687.
Hugues ANGELVY curé et prieur de 1688 à 1712.
NOS PRETRES et VICAIRES

Avant et après la révolution la paroisse fut desservie par un curé et un vicaire.

M. l'abbé CALCAT fut curé de 1632 à 1663.
M. l'abbé Pierre BERSANGES curé et prieur de 1663 à 1687. Il eut comme vicaires :
1-M. l'abbé A. COMBIE 1654-1659,
2-M. l'abbé BIEUDE 1662-1678,
3-M. l'abbé DAUDE de 1667-1679.
M. l'abbé ANGELVY curé et prieur de 1688 à 1712. Il eut comme vicaire :
1-M. l'abbé LAMOUROUX de 1688 à ?
M. l'abbé Antoine REVEL fut curé de 1712 à 1737, décédé le 16.5.1738, âgé de 61 ans, il fut enseveli dans l’église de Labrousse.
M. l'abbé Pierre Paul TRENTY curé de 1737 à 1741, décédé le 2.11.1747, âgé de 40 ans à Labrousse.
M. l'abbé TOURDES Antoine curé et vicaire forain de 1741 à 1773, décédé le 22 avril 1785, âgé de 71 ans à Labrousse.
M. l'abbé TOURDES Pierre neveu du précédent, né le 19.5.1737 à Drulhes, curé de 1773 à 1792, décédé le 26.5.1810, âgé de 73 ans à Drulhes. A légué à l'église le prés Del Puech situé à Lescure. Il eut pour vicaire : :

1-M. l'abbé GARRIGOUX qui mourut le 15 messidor an 7 ( 3.7.1799 ), âgé de 72 ans à Lescure. Ces deux prêtres desservaient Labrousse à l’époque de la révolution. Tous deux prêtèrent serment en conformité avec la loi du 26 décembre 1790.

Après la révolution, le premier curé qui desservit la paroisse de Labrousse fût :

M. l'abbé LIEURADE curé du 13 novembre 1801 au 8 septembre 1803, il n’eut pas de vicaire.
M. L’abbé DANGENY lui succéda et fut le seul prêtre de la paroisse du 23 décembre 1803 au 12 mai 1824, il eut pour successeur :

M. l’abbé SOUQUIERES qui resta de juillet 1824 au mois de septembre 1844, ce prêtre venait de Saint-Constant et eut deux vicaires : 

1 - M. l’abbé CAZAL exerça du mois de janvier 1827 au mois d’août 1829,

2 - M. l’abbé BONAL du mois de mars 1830 au mois d’octobre 1844

Ensuite la paroisse fut desservie du 20 octobre 1844 au 1 décembre 1852 par deux prêtres qui étaient Frères, ils se nommaient :

M. l'abbé Pierre Justin BOUQUIER de 1844 à 1852 . En quittant Labrousse il partit avec son frère ci-dessous pour la Guadeloupe. Il y mourut en 1854

M. l'abbé François Alexandre BOUQUIER vicaire de son frère à Labrousse et poète de talent. Il suivit son frère pour la Guadeloupe, il revint de Guadeloupe expirer à Aurillac le 12 septembre 1856.

Ensuite M. l’abbé REY, ( il ne fit que passer ) de 1852 à 1853 et eut pour vicaire
1- M. l'abbé CLAUZET qui resta un an comme M. le curé Rey.
M. l'abbé DELMAS Jean nommé curé d'avril 1853 à février 1869. Ses vicaires furent :
1- M. l'abbé BADUEL de novembre 1853 à avril 1857.
2- M. l'abbé MAURIAC d'août 1857 à mars 1859.
3- M. l'abbé DARSES d'octobre 1859 à décembre 1862
4- M. l'abbé VACHES de mars 1863 à juin 1863
5- M. l'abbé RAOUX d'octobre 1863 à avril 1864
6- M. l'abbé USSE de Juillet 1864 à octobre 1869
M. l'abbé LABOUREL succéda à l'abbé Delmas comme curé du 18 juillet 1869 à 1884
Il eut comme vicaire :
1- M. l'abbé VALAT Pierre Etienne du 1 janvier 1870 en juillet 1874
2- M. l'abbé Léopold VERMENOUZE du 22 juillet 1874 en avril 1878
3- M. l'abbé Jean-Marie ARMANDIE du 6 juillet 1878 à peine quelques mois
4- M. l'abbé BONNET de septembre 1878 à 1881
5- M. l'abbé LAVIALLE de mars 1881 en mars 1883
6- M. l'abbé CHAREYRE d’août 1883 en octobre 1884
Le successeur du curé Labourel fut
M. l’abbé VALET qui resta seul prêtre de novembre 1884 en octobre 1897. Après
octobre 1897 lui fut donné pour vicaire
1- M. l’abbé DELMAS Justin en 1897, qui resta très peu, il mourut le 13 septembre 1955 à Junhac ou il était curé depuis 1911
2- M. l’abbé RAOUX de novembre 1899 en juin 1902
Cette même année M. l’abbé François VALET mourut à Labrousse le 26 mai 1902, au presbytère, âgé de 73 ans. Son corps repose au cimetière. Il était né à Trémoulines commune de Prunet, fils de VALET Jean et de PUECH Marie Son successeur fut
M. l’abbé BONNAVE d'août 1902 en septembre 1907
M. l’abbé Justin LABORIE de décembre 1907 en juillet 1912. Il mourut le 24 janvier 1946 à Champs, ou il était curé, âgé de 78 ans, frappé de congestion cérébrale deux jours plus tôt en célébrant la messe.
M. l’abbé FERES curé a été installé le 11 août 1912 à 1930
M. l'abbé Jean Baptiste CROZATIER curé de septembre 1930 à 1942 . Né à Recoules prés de Neussargues le 29 juin 1867 , comme ses parents tenaient un magasin de ferblanterie à Lyon il fut élevé par une tante, institutrice à Sainte-Anastasie. Il mourut le 18 septembre 1945 à la maison Saint-Raphaël à Aurillac
M. l'abbé Antoine TRIN curé du 9 août 1942 à 1960. Historien local, il fut l’auteur de notre journal paroissial « le Messager » et d’autres petits ouvrages. Né le 10 février 1915 à Clermont-Ferrand. Ordonné prêtre le 10 mars 1940. Vicaire à Saint-Cernin en 1940, à Murat en 1941, Curé de Labrousse de 1942, de Menet en 1984, de Calvinet en 1989. Retiré à Saint-Raphaël à Aurillac en 1994, décédé le 7 décembre 2001 et inhumé à Murat.

M. l’abbé BAC M.-l-abbe-Bac.jpeg

( ce fut le dernier curé à résider à Labrousse ) de 1960 à 1973. Il créa l’Union Sportive de foot Labrousse-Vezel.

M. l'abbé CAPLAT curé desservant qui venait d'Arpajon sur Cère de 1973 à 1974

M. l'abbé PERRET nommait curé de Teissieres les Boulies en 1946, curé desservant qui venait de Teissieres les Boulies de 1974 à ?

M. l'abbé SOURNAC curé desservant actuel qui vient d'Arpajon sur Cère.

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L'émigration dans la Châtaigneraie en 1850 et 1851.

20 Novembre 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Archives paroissiales

Le Messager n° 35 – Juin 1950.

L'émigration dans la Châtaigneraie en 1850 et 1851.

La-douane-Espagnole-Le-Perthus.jpg

L'Émigration dans la châtaigneraie cantalienne n'a fait l'objet d'aucune étude étendue : nos historiens paraissent avoir été découragés par l'ampleur du sujet et l'éparpillement des documents. M. André Meynier lui a cependant consacré quelques pages dans sa thèse de géographie si estimée, mais il n'a pas éclairci tous les problèmes qu'elle pose, nous n'en voulons pour preuve que la remarque suivante : il parle d'un chef-lieu de district de la province de Madrid nommé Chinchon (Meynier : Ségalas, Levézou. Châtaigneraie, Aurillac, 1931, P.331.) qui était le siège d'une importante société commerciale dirigée par les Auvergnats ; or, en 1849, nous trouvons un Jean Chinchon, propriétaire et éleveur estimé à Mauriac. Il est possible que la localité existe, mais n'aurait-elle pas été fondée par un émigrant cantalien qui lui aurait donné son nom ?
Ayant dépouillé récemment (Voir "La Montagne" du 15 mai 1950) les talons des passeports délivrés dans le Cantal en 1850 et 1851, nous donnons dans les lignes qui suivent le résultat de nos recherches concernant le canton de Montsalvy et les communes voisines.

MONTSALVY, le chef-lieu du canton, ne voit en 1810 qu'un seul départ : celui d'Antoine Tabaysse, scieur de long, 24 ans, qui va à Sainte-Colombe, en Espagne.

En 1851, quatre autres scieurs de long gagnent Barcelone. Ce sont : Joseph Astier (21 ans), Guillaume Courchinoux et Jean-Pierre Valon (27 ans tous les deux) et Pierre Bruel (30 ans) que sa femme accompagne.

Joseph Viguier, à 17 ans, vient de perdre son père ; il abandonne la culture d'un maigre domaine et part en septembre à Barcelone près de deux frères de sa mère Anne Malvezin.

Vincent Delbert (20 ans), marchand, est né à Entraygues, mais habite Montsalvy et part pour Madrid, tandis que Jean Martin, 24 ans, va dans la Louisiane rejoindre un oncle qui est missionnaire.

CALVINET n'a qu'un seul émigrant : Antoine Pétry, scieur de long, 21 ans, qui va à Barcelone, mais aussi une émigrante : Catherine Andrieu, épouse de François Strélitz, tailleur, 25 ans, qui va à Sainte-Colombe-Formès.

JUNHAC voit augmenter le nombre des départs : six émigrants qui sont tous scieurs de long.
En 1850, Jean Magne (18 ans), va à Oustalric, près de Barcelone rejoindre un frère ; Etienne Guy (23 ans), va à Saint-Colombe, chez un parent qui peut le soutenir, au cas où le travail viendrait à manquer ; Pierre Bruel (20 ans), va aussi à Barcelone de même que Jean Malbert (22 ans), Jean Nugou (21 ans) et Hugues Tabaize, des Fontanelles (20 ans) qui partent en 1851.

LACAPELLE-DEL-FRAYSSE n'a qu'un seul émigrant, Guillaume Mespoulet, scieur de long, qui va à Saragosse en 1850.

LACAPELLE-EN-VEZIE ne compte pareillement qu'un seul départ, celui d'Antoine Gaston (24 ans), qui va en août 1851 à Barcelone ; c'est aussi un scieur de long.

LABESSERETTE envoie en 1850 deux émigrants à Madrid. Le premier, Pierre Versepuech (21 ans) est boulanger, mais le deuxième, Antoine Puech (29 ans), nous fait rentrer dans la nombreuse corporation des scieurs de long à laquelle appartiennent Antoine Cazals, Baptiste Cabrespine, Jean Valdy Terradou et Antoine Puech (30 ans) qui est déjà allé à Barcelone en 1848.

LAPEYRUGUE qui n'est pas encore une commune indépendante voit partir deux de ses enfants qui sont aussi scieurs de long. Ce sont Antoine Isac (41 ans), qui vient de Saint-Hippolyte (Aveyron) ; sa petite et maigre propriété ne l'ayant pas enrichi, il part à Vitch en 1850. Antoine Lucadou (24 ans), va à Barcelone en 1851.

Les communes suivantes qui sont situées en majorité dans les ravins qui bordent le Goul ont une forte émigration relativement à leur superficie et à leur population.

LEUCAMP voit partir en 1850 Pierre Delprat (19 ans) qui va à Madrid comme boulanger et qui est suivi par Antoine Falières, 21 ans, qui se rend à Barcelone comme scieur de long. En 1851, nous trouvons le départ de Jean Laborie (23 ans) pour Madrid ; d'Antoine Guitard (24 ans), qui va à Vich ; de Gard Antoine et de Laponche Antoine (21 ans) qui vont à Barcelone ; tous aussi sont scieurs de long, sauf Laborie qui est boulanger.

ROUSSY (devenue plus tard la commune de Vezels-Roussy) n'envoie facilement en Espagne que des scieurs de long. Le doyen des partants est Baptiste Plénacoste, de Lacombe (36 ans) qui va à Gérone. On trouve ensuite deux enfants de l'Assistance : Antoine Bluget 527 ans), élevé chez Delmas, à Lagarrigue qui va à Barcelone et Jullien (24 ans), élevé chez Condamine, de Vezels, qui va à Madrid, avec Antoine Delbac (22 ans), du bourg de Roussy.
Baptiste Mayenobe, de Vezels (24 ans), va à la Casa de la Selve, tandis qu'Antoine Vayre, de Poutet (24 ans) et Antoine Jarrige, de La Croix-del-Lac (21 ans) vont à Barcelone.

TEISSIERES-LES-BOULIES est aussi le pays des scieurs de long.
En 1850, Antoine Delbex (21 ans), des Lattes, va à Barcelone ; il est suivi par Géraud Méra, de Pleinche (21 ans).  Blaise Lancelot (27 ans), de Falguières a déjà fait une campagne en Espagne en 1848-1849 ; sa route passait par Perpignan, le col du Perthus et Figuerras. Nicolas Bousquet (26 ans) et Bernard Méral (23 ans) vont à Gérone. En 1851, on ne trouve qu'un seul départ, celui de Louis Périer (27 ans) qui va à Madrid comme boulanger.

LADINHAC a eu toujours beaucoup d'émigrants (Louis Aymar. L'Emigration à Ladinhac, de 1816 à 1861. Revue de la Haute-Auvergne, 1914, p.171-175).
Partent en 1850 : Jean et Vincent Andrieu (24 et 23 ans) ; Jean Lacoste, Antoine Garrouste et un enfant naturel, Jean (17 ans) ; puis trois jeunes de 19 et 18 ans : Pierre Lavergne, Jean Gaston et Jean Puech, tous scieurs de long vont à Barcelone. Plus tard, Jean Bru (31 ans), va à Vich, tandis qu'Antoine Coulon et Jean Andrieu vont à Madrid.
En 1851, nous trouvons le départ de Durant Brunhes (25 ans), sabotier et ceux de Baptiste Plénacoste (32 ans), Sylvain Carrier (29 ans), Antoine Roquesalane (21 ans) et Antoine Bru (36 ans). Tous sont scieurs de long et vont à Barcelone.

Le nombre des émigrants diminué en descendant vers les rives du Lot. Vieillevie, par exemple, ne figure pas sur la liste des passeports.

CASSANIOUZE compte trois émigrants en 1851 : Pierre Combelles (25 ans) et Joseph Cipière (23 ans) scieurs de long qui vont à Barcelone. Géraud Souquière (33 ans) qui part pour la Guadeloupe.

SENEZERGUES a aussi le monopole des scieurs de long. En 1850 partent pour Barcelone Jean-Baptiste Goubert, Antoine Berton et Jean Demoulin. En 1851, Jean Lavaissières de Leygues (17 ans), va à Palamos et Pierre Laybros (18 ans), à Vich.

Dans les communes voisines, nous trouvons deux émigrants

MOURJOU : deux scieurs de long, Jean Amérial et Jean Rieu qui vont à Barcelone en 1851.
A LABROUSSE, deux boulangers de 19 ans qui vont à Madrid en 1850 et s'appellent Guillaume Vayssières et Jean Loubières, d'Inserres.

SAINT-ANTOINE, aux foires célèbres, aiguille aussi vers l'Espagne quelques-uns de ses enfants. Ce sont en 1851, Joseph et Antoine Channac et Jean Devez qui vont à Vich, et en 1850, Géraud et Jean-Baptiste Blanc et Boudou François qui vont à Barcelone.

MARCOLES voit partir, en août 1850, les frères Lapeyre et Jacques Lacoste (18 ans), tous trois scieurs de long qui vont à Vitch, puis Antoine Lantuéjoul (25 ans), boulanger qui va à Madrid et Antoine Giraudet (22 ans), scieur de long qui va à Barcelone.

Avec Roannes, Sansac, Prunet et Ytrac, nous entrons dans le bassin d'Aurillac que nous étudierons une autre fois. Les noms que nous venons de publier montrent l'importance de l'émigration cantalienne vers l'Espagne, il y a cent ans.
Antoine TRIN (curé de Labrousse).

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Colonies de vacances à Labrousse 1956-1968.

18 Septembre 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Archives paroissiales

La-colonie-carte-de-1962.jpg

OUI! OUI! il y a eu des colonies de vacances à Labrousse de 1956 à 1968.
Etes vous nombreux a l'avoir connue ?

Personnellement je ne l'ai pas connue !
Deux cartes postales en font foi (voir mes albums de cartes postales).
Et un article dans le "Messager de 1956".
" Triste été 1956 avec sa pluie obstinée qui fit le desespoir des estivants plus nombreux que d'habitude, des paysans en retard pour leurs travaux et des petits colons de Labrousse. Il y eu quand même du bon en ce triste été. D'abord cette colonie du Bouscat fait désormais partie de la vie paroissiale de Labrousse. Elle a assuré des messes magnifiques et une procession du 15 août
accompagnée de tambours et de clairons.

Venant de Vézac l'après midi du 26 août, Monseigneur visitait à Labrousse la colonie de vacances du Bouscat, paroisse de la banlieue de Bordeaux. Il venait apporter le témoignage de sa sollicitude à ces enfants, au personnel de la colonie et à son aumônier. Il venait aussi féliciter tous ceux qui ont contribué à l'heureux aménagement d'une grange en local de colonie de vacances.
Une grange désaffectée de sa destination première et très convenablement adaptée à sa nouvelle fonction. L'idée est à la fois assez généreuse et ingénieuse pour mériter d'être soulignée.
Malgré la pluie maussade, l'acceuil fut chaleureux et scandé avec entrain par cuivre et tambours. Quand tout le monde fut réuni dans le spacieux local qui était jadis l'écurie, Monseigneur reçut les souhaits de M.le curé, de M. le Maire, de M. l'abbé de Batz. Puis prenant lui-même la parole pour les remercier tous sans oublier les propriétaires de la grange et de l'enclos : M. et Mme DENEBOUDE, Monseigneur sut trouver les mots qui convenait, charmant tout son auditoire, tout en donnant à chacun avec humour sa petite leçon. Il y eut des chants et des intermèdes musicaux. Ce fut un excellent échantillon de la joie et donc de la bienfaisance d'une colonie animée d'entrain bordelais et d'esprit chrétien.
(La Semaine Catholique de Saint-Flour N° du 6 septembre 1956.)
En 2006 quand je mis en ligne mon site

http://pagesperso-orange.fr/sitedelabrousse/
je reçu un courrier de M. Pierre MONTEIL qui me disait :

<< Votre village a été pendant des annèes mon lieu de vacances grâce à un prêtre qui se nommait l'abbé GIGOUT (je ne suis pas certain de l'orthographe), qui était curé à Montereau (Seine-et-Marne). Je suis venu la première fois à Labrousse vers les années 1957-1958, j'ai eu l'immense plaisir de revenir à plusieurs reprises, la dernière fois fut en 1968 comme Directeur Adjoint. Durant ce séjour en cette année si trouble, mon surnom fut le CRS car étant sous-officier dans l'armèe de l'air, ma tenue manquait beaucoup de fantaisie !
Mais que de souvenirs : nos promenades au rocher du Dat, nos camps au Lioran et surtout les cloches dans votre magnifique petite église qui nous permettaient de jouer l'Ave Maria. Je ne peux que vous remercier d'avoir fait
renaître en moi un gamin de 12 ans.>>
A travers un simple petit site, j'ai fait plaisir à une personne et celà m'a énormément touchée.

La-colonie-de-vacances-carte-N---B-1962.jpg

Bientôt de nouvelles photos feront suite à cet article.
Si vous avez des photos de cette colonie des années 1950-1960, merci de bien vouloir en faire bénéficier ceux qui ont connu et participé à ces mois d'été inoubliable à Labrousse (Cantal).

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Evêques du diocèse de Saint-Flour.

23 Août 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Archives paroissiales

Liste des évêques de Saint-Flour (diocèse créé en 1317, démembré de celui de Clermont).

Saint-Flour la Cathédrale, côté N.-O. (1904)
Raymond Ier de Mostuéjouls 1317-1319.
Henry de Fautrières 1319-1321.
Archambaud 1321-1347.
Dieudonné de Canillac 1347-1361.
Pierre Ier d'Estaing 1361-1367.
Pierre II de Raussen 1368-1374.
Pons ou Poncet de Rochefort d'Aurouze 1374-1383.
Pierre III de Vissac 1383-1396.
Hugues de Manhac 1396-1404.
Gérard du Puy 1404-1413.
Bertrand de Cadoène 1413-1426.
Jacques Ier Le Loup de Beauvoir 1426-1451.
Pierre IV de Léotoing-Montgon 1451-1462.
Antoine Ier de Léotoing-Montgon 1463-1482.
Claude Ier de Doyat 1483-1493.
Charles Ier de Joyeuse 1493-1500.
Louis Ier de Joyeuse 1500-1540.
Balthazar-Hercule de Jarente 1541-1547.
Antoine II de Lévis-Chateaumorand 1547-1566.
Jean Ier Paul de Selve 1567-1569.
Pierre V Prosper de La Baume 1573-1595.
Raymond II de Rouchon 1599-1602.
Charles II de Noailles 1609-1647.
Jacques II de Montrouge 1647-1664.
Jérôme de La Mothe-Houdancourt 1664-1693, il vint à Labrousse en 1665.

 Joachim-Joseph d'Estaing 1693-1742.
Paul Ier de Ribeyre 1742-1776.
Marie-Anne de Bonteville 1776-1779.
Claude II Marie de Ruffo 1779-1801, il vint à Labrousse le 9 juillet 1783.
Anne-Alexandre-Marie Thibault, évêque constitutionnel 1791-1793.
Pierre Bertin, évêque constitutionnel 1793- ?
Jean II Eléonore Montanier de Belmont 1802-1808.
Guillaume-Auguste Jaubert, administrateur général du diocèse 1809-1817.
Louis II Siffrein-Joseph de Salamon 1820-1829.
François-Marie-Edouard de Gualy 1829-1833.
Jean III Pierre-Marie Cadalen 1833-1836.
Frédéric-Gabriel-Marie-François de Marguerye 1837-1851, il vint à Labrousse le 2 juin 1840.

Jean IV Paul-François-Félix-Marie Lyonnet 1851-1857.
Pierre VI Antoine-Marie Lamouroux de Pompignac 1857-1877.
François-Marie-Benjamin Baduel 1877-1891, il vint à Labrousse le 14 mai 1880. 
Jean V Marie-François Lamouroux 1892-1906, il vint à Labrousse le 29 avril 1899.
Paul-Augustin Lecœur 1906-1942, il donna le sacrement de confirmation dans notre église le 19 mai 1908, puis le 30 avril 1917, puis le 28 avril 1920 et le 30 avril 1929. 
Henri-Marie-Joseph Pinson 1943-1951, donna le sacrement de confirmation le 2 mai 1944 à 40 petits confirmants, il revint le 14 juillet 1946 pour bénir deux cloches : l'une à Labrousse qui se nomme Marie-France et l'autre à Roussy qui se nomme Thérése. 
François Marty 1952-1959, il vint à Vezels le 24 août 1954 et à Labrousse le 26 août 1956. 
Maurice Pourchet 1960-1982.
Jean Cuminal 1982-1990.
René Séjourné 1990-2006.
Bruno Grua 2006-

(sources ADC et "Le Messager" articles M. l'Abbé TRIN). 

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La Maison des Tisserands.

11 Avril 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Archives paroissiales

La Maison des Tisserands.
(Abbé Trin - Le Messager n°24 - mars 1948)

Tout prés de notre antique fontaine Saint Martin, on peut voir un amas de pierres recouvertes par une épaisse végétation. Ce sont les restes de la Maison des Tisserands incendiée vers 1898.

Il y avait deux vieilles filles : Catherine Laborie servante de la sœur Marie-Joseph, institutrice communale, qui partit avec elle mourir à Saint-Simon et Agnès Noel, tante de la sœur Carrier qui l'emmena à Roussy.

Dans cette école de tissage se formèrent bien des tisserands : Laroussinie du bourg, Laborie de Drulhes, Carrier de Lafage et Pierre Noel décédé en 1914.

Les cultivateurs portaient le fil nécessaire à la confection des pièces; celles-ci se faisaient plus ou moins vite suivant la qualité de la toile. Le chanvre qui était cultivé dans tous les jardins, était par exemple deux fois plus long que le coton.

Dans le passé, les tisserands étaient plus nombreux encore. Il y en avait dans chaque village et on leur donnait le nom pittoresque et bien plus exact de " tireur de laine ".

En 1746, nous trouvons Jean Laffon à Moissac ou exerçaient aussi les Delmas. En 1765, meurt Pierre Terrier de Julhac. En 1768, Géraud Castanier exerçait son métier à Lescure. En 1775 meurt Jeanne Dunoyer dite " la Delmasse " ancienne tisserande de Lentat.

Il nous reste encore à Labrousse un tisserand Bernard Vialard. La diminution de sa vue lui a fait brûler son métier mais il se rappelle avec émotion le temps ou il " ourdissait " le fil avec son " escabel " avant de passer la toile. Si M. Vialard a abandonné sa pittoresque profession, il a gardé ses fonctions de sonneur qu'il exerce depuis 45 ans. Et avec sa baguette, il découvre les sources et rend ainsi de grands services. C'est un honnête homme que nous sommes fiers de posséder.

Escabel : dévidoir, en langue d'Oc (dictionnaire du monde rural " les mots du passé " de Marcel Lachiver).

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1816 - Notes du curé Dangeny.

11 Avril 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Archives paroissiales

Notes du curé Dangeny en fin d'année 1816 du registre des B.M.S. de Labrousse

Il y eut cette annee la : 28 baptemes, 4 mariages, 15 sepultures. 

On ne se rappelle point davoir vu une si mauvaise annee comme celle-ci Lhiver fut affreux, pluie neige glace pour ainsi dire sans discontinuer, les saisons furent également accompagnées d'un si grand froid que le fruit ne peut parvenir a sa maturité non plus que le ble les pommes de terre les raisins ce ne fut qu'avec beaucoup de peine quon peut ensemencer les terres, mauvais prezage pour l'année suivante

 vue-de-l-eglise-cote-du-jardin-de-meme.jpg

Notes du curé Dangeny en fin d'année 1817 du registre des B.M.S. de Labrousse

Il y eut cette année là : 26 baptemes, 3 mariages, 27 sepultures. 

Lhiver a été un des plus agreables que nous ayons passe

depuis le tremblement qui se fit sentir dans cette contrée

Ce ne fut que le deux mars que le temps commença a se deranger. Depuis ce jour la pluie ne discontinua que jusques au neuf du meme mois, il pleut si fort que les rivieres du Cantal se deborderent si fort que notament celle d'Arpazon resta quatre jours pour se remetre dans son lit, cest ce quon n'avait plus vu.

Mais ce quil y a de plus a remarquer cest que depuis le neuf de ce mois jusques au mois de mai il ne pleut pas meme demi heure, il fit un temps si sec et si froid quon desesperent de la recolte et la misere qui se faisait sentir dans le Cantal plus que dans les autres departements achevait de consterner les habitants

Les premiers jours du mois de mai furent agreables une pluie donc faisait tout esperer mais depuis le neuf de ce mois jusque au trois de juin il ne cessa de pleuvoir de tomber de la neige en si grande quantité que le Cantal et les montagnes voisines en resterent quelques jours toutes couvertes lété fut agréable ainsi que la derniere saison, la récolte en ble fut très médiocre celle du ble noir pomme de terre furent un peu plus médiocres

Lon prepara tres bien la terre ce qui fait esperer une bonne recolte pour lannee suivante

 Dommage qu'il n'y eut que ces deux années là de commentées !!!

L'abbé Dangeny fut seul prêtre de la paroisse du 23.12.1803 au 12.05.1824.

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Relevés de mariages de 1630 à 1642.

7 Février 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Archives paroissiales

Familles de Labrousse de 1630 à 1642.


Les registres paroissiaux de Baptêmes, Mariages, Sépultures de la paroisse de Labrousse commencent en 1637. Vous trouverez ci-dessous les couples qui paraissent sur les actes des années 1637 à 1650, dont je n’ai pas toujours trouvé la date de leur union. Mais le baptême d’un de leurs enfants me permet de penser qu’ils se sont mariés (à Labrousse ou ailleurs) avant la date de cette naissance.

Les noms patronymiques n’avaient pas l’orthographe bien défini suivant celui qui l’écrivait..

Ces familles ont donc vécues à Labrousse et y ont fait souche ; pour certaine jusqu’à nos jours :

Union avant 1620 - Jean BEISIERE (ou Beissière ; Vaissiere (ai ou ei) et Margueritte BENECH (ou Benex) de Marso.

Union avant 1628 - Hector DAMIQUEL notaire à Prunet puis à Labrousse au village de Combret époux de Jeanne AUZOLLE à Combret.

Union avant 1630 - Anthoine AYGOUSE et Jeane SOUGUIERES (ou Souquieres) de Drulhes.

Union avant 1631 - Jean LABROHA (Labro) et Marie DESPRAT(S) (ou Deprat(s) de Lescure.

Union avant 1632 - Jean DELOR(T) (ou DELAUR) et Jeane AYGOUSE (ou Aigouze) du Dat.

Union avant 1637- Jean BOUSOU (ou Boissi ; Boissy) époux de Catherine DELMAS de Moissac.

Le 25 mai 1637 - mariage de Durand DENEBOUDE fils de Pierre de Julhac avec Jeanne VIDAL fille d’Hugues de Lescure.

Union avant 1638 - Jean AMOUROULTZ (ou Lamouroux) et Margueritte OUVRIE(R) de Drulhes.

Le 6 février 1638 - Jean BEISIERE fils de + Jean de Lasveissieres avec Jeanne AYGOUSE fille à Pierre de Drulhes.

Le 31 janvier 1638 - Jean BASTIDE avec Catherine DELBETZ (ou Delbet ; Delbert) fille de Pierre de Moissac.

Union avant 1639 - Jean DAUDE et Margueritte TER(R)ISSE qui habitent Lescure.

Nicolas BOISY (Boissi) et Catherine DELORT qui vivent à Marso.

Jean BIEUDE (ou Bioude) avec Catherine DESPRAT(S) (ou Deprat(s) de Labrousse.

Antoine GELVY (ou Angelvy) et Anthoinette CALCAT de Lescure.

Jean GELVY et Catherine TERISSE de Lescure.

Jean TORDES (ou Tourde(s) et Anne LABROHA (ou Labro) du Dat.

Nicolas BIEUDE et Anne BAGUIE(R) de Labrousse.

Anthoine LESCURE et Marie GUARDE(S) (ou Garde(s) de Lescure.

Ramon AIGOUSE et Marie SOGUIERE (ou Souquiere) de Drulhes.

Jean BASTIDE dit Minaire et Jeane CANCES (ou Canses) de Lavergne.

Union avant 1640 - Piere TERISSE et Jeane DENEBOUDE de Moissac.

Gabriel DELPUECH et Anne DELORT de Moissac.

Jean DELPUECH et Marie GELVY du Dat.

Jean GRIF(F)UELHE (ou Grif(f)euille) et Françoise (de) LAURENS de Labrousse.

Jean BASTIDE et Hélène TERISSE de Lavergne.

Jean TERISSE dit Roumiguier et Jeane ROUF(F)EIT (ou Rouf(f)ait) de Lescure.

Marc OUVRIE et Anne BESIERE de Moissac.

Le 7 octobre 1640 - Antoine ROBOLY de Saint-Privat avec Jeane BARAU de Lescure.

Union avant 1641 - Jean TERISSE et Jeane PRUNE(S) de Lescure.

Jean BRU dit Estampe et Margueritte DELORT de Moissac.

Piere BOISIE et Catherine DELORT de Marso.

Jean DELMAS et Jeane DENEBOUDE de Prats.

Jean DEVALS et Catherine REIGASSE (ou Raigasse, i ou y) de Labrousse.

Jean BRU et Jeane BIEUDE de Julhac.

Baltazar BOUSOU et Ysabeau BENECH de Moissac.

Jean TORDES et Anne TERISSE du Dat.

Jean TERISSE et Anthoinette CASTANIER de Lescure.

Union avant 1642 - Bernard VIDAL et Astruguette TORDES de Labrousse.

Jean LABRO et Astruguette BADUEL de Fortet.

Jean ESTAMPE et Jeane DELAUR de Moissac.

Loïs OUVRIER et Margueritte ESTAMPEde Moissac.

Jean COSEGUAL (ou Cousseg(u)al) et Jeane TERISSE du Dat.

Jean DEPRATS et Margueritte TERISSE de Lescure.

Bernard BESIERE et Margueritte BASTIDE de Lavergne.

Le 2 février 1642 - François GRIFUELHE de Lavergne et Philberte CARANOBE fille à Pierre.

Le 2 février 1642 - Jean NAUTONIER fils de + Jean avec Hélène AYGOUSE fille de Pierre et Jeanne DELHOSTAL (ou Delost(h)al, Deloustau) de Drulhes.

Le 28 septembre 1642 - Jean OUVRIE fils de Jean et + Anne BOISIE de Moissac avec Anne BEISIERE fille de Jean et de Margueritte BENECH de Marso.

Le 8 novembre 1642 - Jean DELPUECH de Moissac et Jeanne LABRO de la paroisse de Roussy.

 

 

 

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Croquis de M. l'Abbé Trin.

9 Janvier 2010 , Rédigé par Lucie GARD Publié dans #Archives paroissiales

Ce dessin est l'oeuvre de M. l’abbé Antoine TRIN qui fut notre curé de 1942 à 1960.
Il est daté de 1946 et signé de ses initiales.


 croquis abbé Trin

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Tableau de Saint Martin

17 Décembre 2009 , Rédigé par Lucie GARD Publié dans #Archives paroissiales

St-MartinLe Messager n° 45 – Janvier 1953

Saint-Martin à Labrousse

Saint Martin nous a joué cette année un bien vilain tour : il a fait de sa fête, le 16 novembre, une affreuse journée de neige et de mauvais temps. Les paroissiens de Labrousse vinrent cependant nombreux à la messe où ils entendirent avec attention un sermon de M. l'abbé Dumas, directeur de la section Saint-Paul à Saint-Eugène et le reinage donna 3.790 francs. Il neigea tout le jour et beaucoup ne purent venir à fête.

Pourtant Labrousse aime bien ses patrons du ciel et depuis le 1er décembre, descendu de Paris par M. Carrier, un beau tableau en l'honneur de Saint-Martin est dans l'église. Cette toile, appréciée de tous ceux qui l'ont vue, représente le jeune soldat à cheval et coupant son manteau dont un pauvre gelé de froid tient déjà un morceau. Deux autres soldats et deux spectateurs un peu étonnés d'un pareil geste de charité sont sur la toile ; les personnages sont vivants et bien campés. Mais ce qu'il y a d'intéressant dans ce tableau, c'est le cadre local de la scène : nous avons en effet notre église de Labrousse et à côté la maison de ferme de M. Fraignac ( qui est aujourd'hui le côté ancien de notre maison).

Ce tableau est donc bien Saint-Martin-de-Labrousse. Il coûte 100.000 francs et je sais que certains ne s'expliquent pas ce prix cependant bien raisonnable car une telle œuvre d'art exige des heures nombreuses d'études et de poses. Son auteur, M. Lucien Weil, aime beaucoup le Cantal où il s'est réfugié sous l'occupation ; il est venu à Labrousse il y a quelques années et deux toiles de lui décorent l'église de Roussy. Le nouveau tableau de Labrousse a un double mérite : d'abord son paysage de neige met une note claire et gaie dans notre vieux sanctuaire, puis il va prêcher la charité à tous ceux qui viendront nombreux l'admirer… Saint-Martin a déjà fait une bonne action. Notre peintre parisien qui a adopté deux enfants n'est pas très riche et le prix de son travail lui a permis de régler quelques notes urgentes. Quant à la caisse paroissiale, ne vous tracassez pas : son déficit sera bien vite comblé. (Abbé Trin)

Qui est Lucien WEIL ?

Lucien Weill (il signera le plus souvent ses oeuvres Weil) est né en Alsace le 10mars 1902, dans le petit village de Biesheim. Après des études artistiques, il obtient une bourse qui lui permet d'entrer à l'École nationale des Arts décoratifs de Paris en 1920. Lors de l'été 39, le couple est en vacances à Erquy en Bretagne. C'est là que Lucien Weil est mobilisé. Durant la drôle de guerre, Madeleine Weil-Lestienne, sa fille et ses parents participent à la vie du pays d'Erquy en organisant des cours pour les enfants des réfugiés. Lucien Weil, blessé en juin 40, est fait prisonnier. En 1941, il est rapatrié pour raisons de santé. En 1945, le peintre expose ses oeuvres à Erquy, aux côtés de celles de Léon Hamonet et d'André Gagey. ll y séjourne ensuite tous les ans près du port, avec sa femme et ses deux filles et y peint avec bonheur les paysages de mer, les gens, les choses simples, dans la lumière inégalée de ce pays tranquille. C'est là que, le 3avril 1963, pris d'un malaise cardiaque, il est transporté à l'hôpital de Saint-Brieuc où il décède quelques heures plus tard. Sa femme, fidèlement, viendra résider et peindre à Erquy à la belle saison jusqu'en 1994, année où elle s'éteint à l'âge de 89 ans.

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