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Le blog de Lucie GARD

Infanticide à Labrousse an VII (suite 19).

30 Septembre 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Procés infanticide an 7 ( 1798 )

Seiziéme piéce.
23 pluviose an sept (11 février 1799).
Acte d'accusation.

roues.jpg
Le Directeur du Jury de l'arrondissement d'Aurillac expose que le 30 nivose dernier (19 janvier 1799) Jacques Alexandre CHAYLUS huissier patenté demeurant a Vic sur Cere porteur de mandats d'arrets delivré le vingt six du meme mois par Guillaume DELRIEU juge de paix et officier de police judiciaire du canton de Vic sur Cere departement du Cantal, contre Marie COUSSIN veuve d'Antoine CARANOVE de l'état de cultivateur habitante du lieu de Drulhes commune de Labrousse. Et encore contre Françoise CAPREDON belle mère de laditte COUSSIN demeurante avec elle audit lieu de Drulhes, prevenues savoir laditte Marie COUSSIN dhomicide commis avec préméditation sur la personne d'un enfant femelle et de naissance dont elle était accouchée.
Et laditte CAPREDON d'étre également auteur ou complice du méme delit.

A conduit a la maison d'arret de l'arrondissement d'Aurillac la personne de laditte Marie COUSSIN veuve CARANOVE.

Et dressé procés verbal de perquisition de la personne de laditte CAPREDON, qui n'ayant pas été trouvée n'a pu étre saisie pour étre conduite a laditte maison darret.

Que ledit CHAYLUS a en meme temps remis les pieces concernant lesdittes COUSSIN et CAPREDON au greffe du Directeur du Juri, qu'aussitot laditte remise, laditte Marie COUSSIN a été entendue par le Directeur du juri sur les causes de la detention ; qu'aucunne partie plaignante ne s'étant presentée dans les deux jours de la remise de laditte COUSSIN en la maison d'arret, le Directeur du juri a procédé a l'examen des pieces relatives aux causes de la détention et de l'arrestation de laditte Marie COUSSIN. Et du mandat d'arret decerné contre laditte Françoise CAPREDON, qu'ayant verifié la nature du delit dont elles sont prevenues il avait trouvé que ce delit était de nature a meriter peine afflictive et infamente. Et quenconséquence aprés avoir entendu le commissaire du pouvoir executif, il a rendu le vingt deux pluviose present mois une ordonnance par laquelle il a traduit les prévenues devant le juri d'accusation.

En vertu de cette ordonnance le Directeur du juri a dressé le present acte d'accusation, pour aprés les formalités requises par la loi, étre presenté au juri d'accusation ; le Directeur du juri declare enconsequence qu'il résulte de l'examen des pieces et notament du procés verbal dressé le vingt deux frimaire dernier (12 décembre 1798) par l'agent de la commune de Labrousse canton de Vic et de celui dressé le vingt cinq du méme mois par le citoyen DELRIEU juge de paix et officier de police judiciaire du canton de Vic, lesquels procés verbaux sont annexés au présent acte, que ledit jour 22 frimaire an sept sur les quatre heures du soir, on trouva le corps nu d'un enfant de naissance noyé dans le ruisseau du Dat faisant la separation de la section du Dat commune de Labrousse avec la section de Drulhes méme commune; que l'agent municipal de cette commune le fit transporter chez le nommé BLANCOT aubergiste audit lieu de Labrousse, que lors de la visite du cadavre il fut constaté par l'officier de santé qui y procéda le 25 du meme mois en présence de l'officier de police judiciaire du canton de Vic, que cetait le cadavre d'une fille, qu'elle était née a terme, quelle avait été noyée et avait péri depuis environ douze a quinze jours ; qu'il fut alors reconnu que cet enfant appartenait a une femme du lieu de Drulhes veuve depuis environ six ou sept ans et qui avait reconnu étre enceinte dans le courant de l'été dernier, et qui avait constament nié sa grossesse aux personnes qui lui en avaient parlé ; que quelques jours avant qu'on ne trouvat le cadavre de l'enfant, on avait egalement soupçonné que cette veuve s'était secretement accouchée, que malgré qu'elle s'obstinat a ne le pas convenir, ce soupçon s'était tellement accru que quelques femmes de Drulhes furent chez elle pour faire recherche de l'enfant, mais sans pouvoir le trouver ; que l'on aprit alors que cette veuve avait invité sa belle mère a jetter l'enfant dans un puit, mais que celle cy préféra l'aller jetter dans un ruisseau ; que la belle mère répandit de son coté le bruit qu'elle avait enterré l'enfant au coin d'un bois, que ce n'est enfin que lorsque le cadavre de l'enfant fut trouvé, que la veuve fut contrainte d'avouer que cet enfant était celui dont elle était accouchée, mais sans convenir qu'elle l'eut homicidé, prétendant au contraire qu'il avait péri de mort naturelle et l'avoir remis a sa belle mère pour le faire enterrer. Que Marie COUSSIN veuve d'Antoine CARANOVE domiciliée de Drulhes commune de Labrousse et détenue de la maison darret de l'arrondissement d'Aurillac est prévenue d'étre la mère de l'enfant dont le cadavre fut trouvé le vingt deux frimaire an sept, et d'étre l'auteur ou complice de l'homicide commis sur la personne de cet enfant aprés sa naissance, en le faisant jetter dans l'eau ou il fut noyé.

Que Françoise CAPREDON belle mère de laditte Marie COUSSIN demeurant avec elle audit lieu de Drulhes et qui n'est pas détenue, est également prévenue d'étre auteur ou complice de laditte Marie COUSSIN, de l'homicide commis sur la personne de l'enfant nouveau né dont le corps fut trouvé le vingt deux frimaire an sept, le prenant et le jettant elle meme dans un ruisseau ou il fut noyé.

Que laditte Marie COUSSIN a déclaré au Directeur du juri soussigné qualaverité elle était accouchée d'un enfant femelle quelques jours avant qu'on en trouvat le cadavre, mais qu'elle ne l'avait point homicidé ; qu'il était mort de mort naturelle, qu'elle l'avait caché quelques jours dans son grenier et dans une paillasse, et qu'elle l'avait ensuite remis a sa belle mère pour le faire enterrer ; qu'il resulte de tous ces details attestés par le susdit procés verbal que l'homicide dont il sagit a été commis avec préméditation.
Surquoi les jurés auront a prononcer sil y a lieu a accusation contre laditte Marie COUSSIN veuve d'Antoine CARANOVE et contre Françoise CAPREDON sa belle mère a raison du délit mentionné au présent.
Fait a Aurillac le le vingt trois pluviose an sept de la république française une et indivisible.
Signé LAMOUROUX
Vu par le commissaire du Directoir Exécutif prés le tribunal correctionnel et prés le Directeur du Jury de l'arrondissement d'Aurillac a Aurillac le vingt quatre pluviose an sept de la république française une et indivisible.
Signé PRAX
La déclaration du jury est oui il ay lieu a Aurillac ce trente pluviose an sept de la république française.
Signé ROUCHET chef du juri.

A suivre

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Infanticide à Labrousse an VII (suite 18).

29 Septembre 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Procés infanticide an 7 ( 1798 )

Quinziéme piéce bis.
23 pluviose an sept (11 février 1799).
Citation aux témoins devant le directeur du jury.

four-a-pain.jpgL'an sept de la république française une et indivisible, et le vingt trois pluviose, en vertu de la cédule délivrée par le citoyen LAMOUROUX Directeur du Jury de l'arrondissement d'Aurillac le present jour jai Jacques GUY huissier au cidevant tribunal correctionnel d'Aurillac y habitant, soussigné, patentes sous le N°13, 3eme classe, délivrée par ladite municipalité d'Aurillac le 19 frimaire dernier (9 décembre 1798). Assigne
1- Catherine DEMARTRES femme a Bernard CHARMES proprietaire demeurent au lieu de Drulhes commune de Labrousse et parlant a sa personne.
2- Thereze LAPARRA femme a Jean BASTIDE proprietaire demeurent au lieu de Drulhes susdite commune de Labrousse et parlant a sa personne.
3- Margueritte BIGORRE fille demeurent audit lieu de Drulhes susdite commune de Labrousse et parlant a sa personne. 
4- Geraud TOURDES proprietaire demeurent au lieu du Dat Bas meme commune de Labrousse et parlant a sa personne.
5- Jeanne TOURDES fille audit Geraud demeurent au lieu du Dat Bas meme commune de Labrousse et parlant a sa personne.
6- Bernard CHARMES proprietaire habitant au lieu de Drulhes commune de Labrousse et parlant a sa personne.
7- Antoine TOURDES fils a Jean proprietaire demeurent a lieu de Drulhes commune de Labrousse et parlant a sa personne. 
8- Margueritte NOEL femme a Geraud VALET cultivateur demeurent au lieu de Drulhes commune de Labrousse et parlant a sa personne.
9- Marie MONJOUX femme a Jean CARANOVE tailleurs d'habits demeurant au lieu du Dat susdite commune de Labrousse et parlant a sa personne.
A comparaitre le trente du courant a neuf heures du matin pardevant l'assemblée des jurés d'accusation séant audit Aurillac, a l'effet de faire leurs déclarations sur les faits et circonstances qui sont a leur connaissance et enoncés au procés verbal mentionné en ladite cédule, leur déclarant que faute de comparaitre sur la présente citation, ils y seront contraints par les voyes indiquées par la loi, et jai auxdits assignés laissé copie parlant comme dessus tant de ladite cédule que du présent acte.  
Signé : GUY  ORIGLEE

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Le calendrier républicain.

28 Septembre 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #comment savoir ?

Le calendrier républicain.

 repos.jpg
La révolution décida de créer officiellement un nouveau calendrier pour marquer l'ère nouvelle et le renversement de la monarchie.

Les révolutionnaires pensaient qu'il n'y avait plus de raison de compter les années a partir de la naissance du Christ, puisqu'on supprimait les registres paroissiaux rédigés par les curés, au profit de la création de l'état civil.
Ils voulaient un calendrier civil non soumis à la pratique d'un culte.
Le calendrier Républicain commença le 22 septembre 1792 ( 22 septembre an 1 de la République Française une et indivisible).
Le 22 septembre 1792, jour de la proclamation de la République par la Convention lors de sa première séance,il fut décidé que la première année républicaine commencerait le 22 septembre 1792 et finirait le 21 septembre 1793.
L'année républicaine se divise en 12 mois de 30 jours chacun, il restait donc 5 ou 6 jours non mensualisés en fin d'année, appelés "jours complémentaires" ou "sans-culottides"
C'est FABRE d'EGLANTINE, poète qui rebaptise les mois en 1793.
VENDEMIAIRE mois des vendanges (septembre).
BRUMAIRE mois des brumes (octobre).
FRIMAIRE mois des frimas ou du froid (novembre).
NIVÔSE mois de la neige (décembre).
PLUVIÔSE mois des pluies (janvier).
VENTÔSE mois des vents (février).
GERMINAL mois de la germination et des semences (mars).
FLOREAL mois des fleurs (avril).
PRAIRIAL mois du fauchage des prairies (mai).
MESSIDOR mois des moissons (juin).
THERMIDOR mois de la chaleur (juillet).
FRUCTIDOR mois de la maturité des fruits (août).
5ème jour complémentaire (21 septembre, tous les ans).
6ème jour complémentaire (22 septembre, tous les 3 ans).
La semaine est remplacée par la décade, les jours sont nommés : primidi, duodi, tridi, quartidi, quintidi, sextidi, septidi, octidi,nonidi, décadi.
Fin du calendrier républicain.
Le dimanche réapparut sous le consulat en 1802 en vertu de l'article 57 de la loi du 8 avril. Il fut institué jour de repos des fonctionnaires. Puis par un arrêté du 3 mai, comme seul jour possible pour la publication des mariages.
La semaine refit donc son apparition en 1802.
Dés 1805, le retour au calendrier grégorien s'avéra nécessaire pour être en harmonie avec le reste de l'Europe.
Le calendrier républicain se termina le 1 janvier 1806 (11 nivôse an 14).

 

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Labrousse s'agrandit.

28 Septembre 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Labrousse visite

septembre-2010.jpg

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Marie-Odile et Jebel visitent Labrousse.

28 Septembre 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Labrousse visite

journal La Montagne du 28 septembre 2010

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Infanticide à Labrousse an VII (suite 17).

27 Septembre 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Procés infanticide an 7 ( 1798 )

Quinzieme piece
23 pluviose an 7 (11 février 1799).
Cedule pour citer les temoins devant le jury d'accusation.

poulailler.jpgPierre LAMOUROUX directeur du jury de l'arrondissement d'Aurillac, département du Cantal, mandons et ordonnons a tous huissiers ou gendarmes nationaux d'assigner Catherine DEMARTRES femme a Bernard CHARMES propriétaire, Thereze LAPARRA femme a Jean BASTIDE aussi propriétaire, Margueritte BIGORRE fille, Géraud TOURDES du Dat Bas, Jeanne TOURDES fille a Geraud, Bernard CHARMES de Drulhes, Antoine TOURDES fils a Jean proprietaire Margueritte NOEL femme a Geraud VALET cultivateur et Marie MONJOUX femme a Jean CARANOVE tailleur d'habits.
Tous habitans de la commune de Labrousse, témoins indiqués dans la procédure, et tous autres qui pourraient étre indiqués a comparaitre le trente du courant a neuf heures du matin pardevant lassemblée des jurés d'accusation séant audit Aurillac a l'effet de faire leurs déclarations sur les faits et circonstances qui sont a leurs connaissances et dont il est questions au procés verbal dressé par l'agent municipal au sujet dun enfant de naissance qui fut trouvé mort noyé dans le ruisseau du Dat même commune duquel Marie COUSSIN est prévenue d'étre accouchée et de l'avoir ensuite jetté a l'eau conjointement avec Françoise CAPREDON sa belle mere.
Fait a Aurillac ce vingt trois pluviose an sept de la republique française une et indivisible.
Signé LAMOUROUX  

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La commune de Labrousse.

24 Septembre 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Labrousse visite

La commune de Labrousse

d'après l'annuaire de l'Amicale des enfants

de Labrousse et de Vezels-Roussy (années 1951-1952)

400px-Labrousse vue avion redimensionnerSituation géographique.
Située au sud-ouest des Monts d'Auvergne et aux confins de la région, la commune de Labrousse fait partie de l'arrondissement d'Aurillac, canton sud d'Aurillac.
Limites.
Elle est limitée : au nord , par les communes de Vézac et de Carlat , à l'est par celles de Carlat et de Cros , limite marquée par les ruisseaux de l'Embenne et de la Rasténe , au sud , par les communes de Vezels-Roussy et de Teissieres-les-Boulies . Le ruisseau de Maurs la sépare de Teissieres-les-Boulies, enfin, à l'ouest, par les communes de Prunet et d'Arpajon-sur-Cére.
Elle mesure 6km.400 du nord au sud, et 6km. de l'est à L'ouest. Superficie : 1.935 ha.
Relief du sol.
La commune forme un plateau légèrement incliné du nord-ouest au sud-est, profondément entaillé par de nombreux ruisseaux. Ils laissent entre eux des collines aux sommets arrondis. Le long de la vallée de l'Embenne , une coulée de lave basaltique a formé les rochers du Dat ( 812 m. ), de Prat ( 800 m. ) et de Moissac ( 792 m. ), séparés par des vallées profondes. Ces rochers forment des tables horizontales et unies dominant la vallée par un pic de 30 à 40 mètres, suivi d'un éboulis boisé de 100 mètres de hauteur environ. Le point le plus élevé est à Marso ( 820 m. ), et le plus bas à 650 mètres.
Cours d'eau.
La commune n'est arrosée que par des ruisseaux. Les plus importants sont : l'Embenne, qui prend sa source au plateau de Badaillac ; le ruisseau du Dat, qui vient de Lachaud, et le ruisseau de Maurs, qui naît à La Joyeuse. De nombreux autres ruisselets prennent leur source dans la commune. A noter que ces sources ont un faible débit et naissent toutes à un niveau inférieur aux villages. Tous ces ruisseaux coulent vers le sud-est et sont des affluents du Goul, donc de la Garonne.

 


Vacances à Labrousse, par Claire Laveissieres (1951-1952).

Lorsque le " Broussinayro " de Paris revient se retremper au contact de la terre natale. Après avoir salué des hauteurs du Bourru, le bourg harmonieusement campé sur son plateau. Il est tout d'abord accueilli, après la rapide descente de Fonrouge, avant même d'aborder la première maison de l'agglomération, par tous ceux qui reposent dans notre paisible cimetière et dont certains ne sont pas étrangers à l'attachement qu'il porte à ce coin de l'Auvergne. Et ce passage rapide devant ce lieu temporaire de leur repos, alors que nous sommes emportés par les voitures de nos amis Coussain ou Germilhac, ne nous éloigne pas de nos disparus et c'est avec eux que nous abordons notre petite commune, façonnée, construite par eux, ou chacun a laissé sa trace plus au moins grande, un souvenir toujours vivant.
Une courte montée, et nous voici arrêtés au cœur même du bourg, non sans avoir jeté un coup d'œil rapide mais plein de sympathie à notre Mairie-Ecole et sur le pittoresque chemin qui descend vers la Fontaine saint-martin. Nous reviendrons certainement, au cours de nos vacances, flâner autour de cette école et dans ce petit chemin, dur sans doute aux jambes fatiguées et aux bras porteurs de seaux pesants, mais accueillant au promeneur, qui y trouve avec plaisir et émotion les échos de son enfance … Vous souvenez-vous de ce joli sable jaune que nous allions gratter, dans les racines d'un vieil arbre, sous le jardin de l'instituteur, au risque de voir celui-ci s'écrouler sur nous (l'arbre, bien entendu, pas l'instituteur).
Et cette cour bien ombragée de notre école ou nous avons tant joué ou nous attendions avec impatience la sortie des mariés, avec l'espoir d'obtenir quelques dragées ! … Que de générations elle a accueilli et formé, d'abord avec M. et Mme Angelvy, qui se sont dévoués si longtemps à Labrousse qu'ils ont vu, sur les mêmes bancs, les enfants remplacer leurs parents ; puis avec M. et Mme Coussain, presque des "indigènes" puisqu'ils venaient de Vezels-Roussy, de cette famille Coussain à laquelle nous devons aussi un de nos courriers et plusieurs excellents amis ; M. et Mme Barret de 1936 à 1940 ; enfin actuellement avec M. et Mme Joie, qui ont bien voulu, en particulier, participer à la confection de ce modeste annuaire en nous communiquant une petite monographie de Labrousse, fort intéressante, établie sous la direction de M. Joie par ses grands élèves.
Que de souvenirs dans ces cours et dans ces deux classes, non seulement pour ceux qui ont passé toute leur enfance, mais également pour les fils ou filles des "Auvergnats de Paris"qui sont venus y chercher refuge pendant l'une ou l'autre de ces deux dernières guerres.
Mais l'heure n'est pas encore venue de ces promenades romantiques : nous sommes au contraire pris dans l'agitation qu'améne toujours le passage du courrier. En descendant, nous rencontrons les premiers visages amis venus nous accueillir ou accourus simplement pour prendre les marchandises commandées le matin. Si notre petit bourg possède, en effet, trois cafés-hotels, deux épiciers, un boucher, deux maréchaux-ferrant, il reste cependant tributaire de la ville d'Aurillac située à 15 kilomètres ou d'Arpajon à 11 kilomètres, pour de nombreux services : Boulanger, pharmacien, marchand de poissons et de primeurs, quincailliers etc, sans parler des services médicaux et de la gare.
Sans nous éloigner du " courrier " nous embrassons d'un coup d'œil l'ensemble de ce bourg coquet, dont la plupart des maisons s'alignent sur la grand route ( G.C.n° 6 disent les guides ) qui relie Arpajon-sur-Cére au mur-de-barrez. Voici d'abord la place légèrement surélevée, avec son monument aux morts simple mais digne, ombragée par un magnifique tilleul, contournée par le chemin qui conduit à l'église dont nous apercevons le clocher à jour et que nous approcherons tout à l'heure.
Flanquant la place, les deux hôtels les plus importants, l'hôtel du Centre Fesq-Blancot et l'hôtel Saint-Eloi Fraignac. Ce dernier, qui vient de fêter son centenaire, représente la maison typiquement auvergnate, avec son toit très important, aux pentes relativement douces, recouvertes de grosses tuiles grises " du pays ", garnies de deux étages de fenêtres mansardées, et son écurie s'enfonçant sous la maison.
Face à la place, la coquette maison et le jardin fleuri de M. Gastal, maire de la commune pendant prés de trente ans, avec laquelle voisine la maison de M. Lamouroux, puis celle de Mme Noel, épiciere toutes deux restaurées récemment et toutes deux également fleuries et, enfin, la petite maison de notre président, M. Deneboude, à l'entrée du chemin qui descend à la fontaine Saint-Martin
De l'autre côté de l'hôtel du Centre, une maison toute neuve construite par M. Fesc, qui malgré sa mise à la retraite est resté, jusqu'à sa mort, pour tous, " le facteur ", et dont la serviabilité et la bonne humeur, la bonté, avaient conquis tous les cœurs, aussi bien à Vezels-Roussy qu'à Labrousse. Ensuite, légèrement en retrait, la maison ou chante la scie mécanique de M. Andrieu, menuisier, puis le troisième hôtel du village ou Mme Deneboude tient, en même temps que le café, une épicerie, sans préjudice de la forge confiée à M. Servant.
Enfin après la petite maison occupée par Mme Rodriguez, l'une de nos couturières, et faisant corps avec elle, notre bureau de poste ou s'affaire M. Delestang, bureau qui dessert également nos amis de Vezels-Roussy, et dont nous pouvons à juste titre nous enorgueillir car il est plus ancien que celui de certaines localités voisines plus importantes
Nous avons laissé sur notre gauche la ferme occupée par M. Lajarrige, et le beau pavillon de Melle Fraignac, de style très régional, la maison Gamel, récemment reconstruite ou se trouvent une seconde forge et la seule boucherie de la région, et la maison de M. Prat, se détournant de la route pour s'orienter résolument vers le midi. Inutile d'aller plus avant, nous sortirions de l'agglomération. La très ancienne chapelle, notre-dame-de-pitié, veille comme une sentinelle à la sortie de notre bourg, à l'embranchement du chemin qui nous conduit vers Lescure et Julhac.
Si nous retournons vers l'entrée du village, nous reconnaissons la maison de M. Bru, un peu sur la hauteur, la ferme de M. Blancot, qui s'abrite, au contraire, en s'adossant au chemin qui conduit vers Drulhes, puis la maison de M. Bouillin, couvreur, récemment restaurée, habitation que notre " courrier " nous avait fait dépasser trop rapidement. Nous aurons terminé l'inventaire des solides et coquettes maisons qui forment la partie centrale de notre bourg. Et nous serons déjà en mesure d'apprécier les qualités d'ordre, de travail, le goût de la vie de famille, l'attachement au sol natal, que manifestent toutes ces demeures accueillantes, bâties ou restaurées avec soin, avec amour.
Pour terminer l'exploration du bourg, nous devrons nous éloigner un instant de la grande route pour retrouver notre petite église, un moment entrevue. Elle est, elle aussi, typiquement auvergnate, entretenue avec le même amour, notamment par les derniers curés que nous avons connus : M. l'Abbé Féres, M. l'Abbé Crozatier et, enfin, M. l'Abbé Trin. Ce dernier, comme notre Amicale, partage son dévouement entre les deux paroisses de Labrousse et de Vezels-Roussy et ses patientes recherches, sa grande complaisance nous ont été particulièrement précieuses pour la rédaction de notre annuaire. Notre petite église, dédiée à Saint Martin, en style roman auvergnat, avec son porche du 18ème siècle, ses beaux vitaux, se tient discrètement en retrait de la grande route et de l'agglomération, toute proche cependant pour accueillir et bénir les joies et les peines de nos foyers : naissances, mariages, deuils trouvent tous ici plus qu'un écho, mais leur orientation profonde …
Autour de cette église se groupent, outre le presbytère, quelques maisons : celle de M. Noel menuisier, de M. Lamouroux-Rigal et de M. Hebrard.
Mais le bourg, si coquet et si accueillant soit-il, ne saurait épuiser l'intérêt de cette commune, d'une superficie de 1.935 hectares. Non seulement les beautés de la nature, mais la population elle-même se trouvent réparties dans de nombreux villages ou hameaux ; certains de ces villages présentant une importance presque comparable à celle du bourg. Alors que la commune comptait, au recensement de 1946, 472 habitants, le bourg ne rassemblait que 84 personnes. Il est d'ailleurs intéressant, et un peu pénible de constater la diminution constante de la population de notre commune qui en 50 ans ( de 1896 à 1946 ), s'est trouvée amputée de 109 habitants et qui, en un siècle ( de 1846 à 1946 ), passait de 838 à 472 habitants, soit une diminution de 366 habitants. Nous assistons là à ce phénomène d'attraction exercé par les villes, surtout par Paris, sur les habitants de nos campagnes, surtout lorsque celles-ci ont une terre assez pauvre. Ce mouvement compréhensible ne serait certainement pas sans danger s'il continuait à s'accentuer.
Mais abandonnons, au moins temporairement, ces réflexions aux économistes, sociologues et urbanistes et revenons à notre objet qui est présentement d'explorer notre commune, en jouissant en paix de quelques journées de vacances, aussi agréables que bienfaisantes
De quelque côté que nous nous dirigions, nous devrons commencer par descendre de notre plateau, situé à prés de 800 mètres d'altitude. Nous n'aurons que l'embarras du choix, car la moindre promenade revêt les attraits d'une excursion, avec ses sentiers ombragés, ses bois et ses châtaigneraies, ses rochers escarpés et surtout ses délicieux ruisseaux : on en compte sept , dont les principaux sont les ruisseaux de Combret , de Maurs né de la Joyeuse , de Rimajou né vers le Garric, du Dat venu de Lachaud et l'Embenne qui prend sa source au plateau de Badailhac . Tous ces ruisseaux se jettent, par l'intermédiaire du ruisseau de Maurs et de la Rasténe, dans le Goul, qui marque à Ambazaygues, la limite entre le département du Cantal et celui de l'Aveyron, car Labrousse se trouve aux confins du Rouergue
Sans doute quelques Parisiens regrettent-ils parfois l'absence d'une rivière qui permettrait de se baigner. Mais nos ruisseaux contiennent d'autres trésors, que les "gaudos" eux-mêmes viennent chercher jusqu'à Trompette et Ambazaygues : les truites et les écrevisses. Et quelle poésie dans nos plus petits ruisselets, si clairs, si vivants que leur chanson berce et oriente notre marche, alors que nous en sommes encore éloignés de quelques centaines de mètres.
Nous dirigerons-nous d'abord vers Moissac, le plus important village avec ses 69 habitants et son école indépendante ? Cela aurait l'avantage de nous permettre, si nous suivons la grande route, de rencontrer quelques autres villages ou hameaux : la Chapelle 3 habitants, le Garric puis Lavente : 24 habitants. Là, abandonnant à notre gauche la route qui mène à Mur-de-Barrez ( Aveyron ) par Trompette et Ambazaygues, nous irons, par la route de droite vers Lafage : 3 habitants, Lavergne : 20 habitants, pour nous arrêter à Moissac, un fort coquet village, à 3 ou 4 kilomètres de vezels-roussy. Ne manquons pas de terminer notre promenade sur le magnifique rocher qui, sur deux kilomètres de long, domine la vallée de l'Embenne par un à pic de 30 à 40 mètres, suivi d'un éboulis boisé de 100 mètres de hauteur environ. La même coulée basaltique a formé les rochers du Dat et de Prat , ces trois rochers étant séparés par des vallées profondes et faisant face, par-dessus le ruisseau d'Embenne, aux rochers de Carlat et de Ronesque, qui ont la même origine.
Quel vaste horizon nous embrassons du haut de cet imposant rocher, admirant les bois et les prairies dans lesquels se cache l'Embenne, contemplant la commune de Carlat, dominée par le rocher du même nom, le rocher de Ronesque, fiché de son église plus belle et plus originale de loin que de prés Puis dans le lointain le mur-de-barrez, dont les premières maisons s'alignent comme des jouets, enfin à gauche, les monts d'Auvergne, dont la silhouette se profile au dernier plan.
Pour éviter la monotonie des routes, nous pourrons revenir à Labrousse à travers champs, en passant par Julhac et Lescure, deux charmants villages, séparés de Moissac par la vallée du Rimajou et comptant respectivement 34 et 49 habitants. De Lescure, nous nous dirigeons vers Labrousse par un petit chemin en bon état, rejoignant la G.C. 6, notre grand'route prés de la Chapelle de Notre-Dame-de-Pitié.
Préférez-vous qu'abandonnant délibérément la grand'route nous allions vers le Dat ? Un chemin carrossable nous conduira d'abord jusqu'à Drulhes : 24 habitants . En Parisien incompétent, nous regretterons un instant de voir envahi par les jardins fort utiles, un " couder " ou nous aimerions venir nous promener pour admirer, sans grande fatigue ( nous sommes à 4 ou 500 mètres du bourg ) la magnifique chaîne des monts d'Auvergne : voici le Griou, tout pointu, le puy-Mary, le plomb du Cantal.
Dés l'entrée du village de Drulhes, quittant les routes tracées, nous sauterons un " darcadou " et, à travers prairies et châtaigneraies, nous descendrons jusqu'au ruisseau du Dat pour remonter ensuite la colline escarpée que couronnent le rocher et le village du Dat : 44 habitants, dont certains fabriquent un si délicieux fromage … (vous souvenez-vous, Mme Manhés de nos visites intéressées ?). Si vous êtes courageux vous pourrez encore descendre jusqu'à Escambou un hameau isolé sur les bords de l'Embenne, à moins que vous préfériez rentrer directement au bourg par Lasveissieres : 21 habitants ou vous trouverez un important moulin et une scierie tenus par M. Laroussinie. Près de Lestrade, nous rejoignons un moment une autre route, la G.C. 8, qui relie le pont de Coursavy à vic-sur-cère, pour l'abandonner assez vite au Bourru ou nous retrouvons notre compagne de chaque jour, la G.C. 6, qui nous ramène au bourg par la Croix-Saint-Pierre et Fonrouge comme au jour de notre arrivée.

Une autre promenade nous entraînera vers le ruisseau de Combret, par le chemin de char qui longe la maison de Mme Deneboude, et après une rapide descente et une montée encore plus raide, nous conduira à Combret : 8 habitants, Inserres : 16 habitants, Fortet : 4 habitants. Nous rejoindrons alors, aux confins des communes de Prunet et d'Arpajon-sur-Cére, la route G.C. 8, qui nous ramènera vers Combemaury : 5 habitants et Marso : 14 habitants, point culminant de notre commune avec ses 820 mètres d'altitude, mais fort heureusement abrité et exposé au soleil du midi. Une petite promenade dans les bruyères et voici à nouveau, prés de Fonrouge, notre G.C. 6
Est-ce tout et avons-nous épuisé toutes les promenades pédestres et les beautés champêtres de notre petite commune ? Mais non, il s'en faut de beaucoup. Nous ne sommes pas encore allés au rocher de Prat, que nous trouverons à quelques centaines de mètres de Lavergne, comme un observatoire d'où nous admirons un de ces vastes panoramas dont notre région est prodigue. Il servait aussi de piédestal, naguère à un château dont, plus habile que moi, vous saurez peut-être trouver quelques vestiges. Et nous n'avons rien dit du rocher de Thiers, sur la route du mur-de-barrez, au-delà de Lafage, d'où l'on extrait la pierre grise utilisée pour nos routes, du hameau de Trompette, encore au-delà, sur cette même route, bien connu des pêcheurs, car il est tout proche de l'Embenne. Plus prés encore de cette rivière, sur ses bords même que nous avons négligé, le hameau de Laygues. Et surtout, il y a encore toutes ces promenades que nous inventons chaque jour, alors que nous cherchons les champignons, les noisettes ou les mûres : les bois de Drulhes, les bords du ruisseau de Maurs, ou nous retrouvons, si je ne m'abuse, la source minérale de Teissieres-les-Boulies, les hauteurs qui abritent Marso et tous ces petits sentiers qui n'ont pas de nom, mais qui sont pleins de poésie, de calme et du souvenir d'agréables promenades solitaires ou en compagnie de sympathiques amis.
Bien sûr, tout cela ne parle guerre au visiteur hâtif, qui recherche les points de vues " classées " , les stations " cotées ", les casinos et les distractions bruyantes . Peut-être aussi, (et là le reproche et un peu plus sérieux), les moyens de communications sont-ils trop rares pour permettre d'explorer comme il conviendrait les beautés de la nature dépassant le rayon, forcément limité, de nos promenade à pieds . Sans doute, les richesses dont j'ai parlé paraîtront bien vaines à beaucoup.
Nous sommes nombreux cependant à rester attachés à cette terre natale, qui offre un air particulièrement pur, les joies de la pêche et de la marche bienfaisante, la beauté de ses vastes horizons, la paix de ses pittoresques campagnes, l'accueil de sa population si pleine d'un calme et solide équilibre . Et cela n'est pas d'une qualité négligeable, puisque nous savons combien y ont été sensibles les amis, non originaires du "pays", que nous avons pu y amener une fois ou l'autre.
Mais nous n'avons pas pu, sans qu'il y ait aucun égoïsme de notre part, partager avec eux ce qui reste pour nous, les " Broussinayros " de Labrousse et de Paris, le plus important : cet attachement mystérieux et fidèle au sol natal, ce sentiment si complexe, fait de fierté, de reconnaissance, de souvenirs, d'affection …
N'essayons pas trop d'analyser, l'essentiel reste inexprimable, surtout pour les Auvergnats dont la fidélité n'a d'égale que la modestie.

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Infanticide à Labrousse an VII (suite 16).

23 Septembre 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Procés infanticide an 7 ( 1798 )

Quatorziéme piéce.
22 pluviose an 7 (10 fèvrier 1799).
Ordre du directeur du Jury qui traduit au Jury d'accusation, Marie COUSSIN et Françoise CAPREDON.

Carretou.jpg
Vu la procedure instruite pardevant le juge de paix et officier de police judiciaire du canton de Vic contre Marie COUSSIN veuve d'Antoine CARANOVE de letat de cultivateur et encore contre Françoise CAPREDON sa belle mere toutes deux habitantes du lieu de Drulhes commune de Labrousse et prévenues
Savoir ladite COUSSIN détre lauteur dun homicide commis avec premeditation sur la personne dun enfant femelle dont elle etait accouchée.

Et ladite CAPREDON detre complice de ce delit.

Vu aussi les mandats darrets decerner par les officiers de police judiciaire le vingt six nivose dernier contre lesdites COUSSIN et CAPREDON.

Linterrogatoire subi devant nous par ladite Marie COUSSIN, le premier pluviose present mois.

Et le procés verbal de perquisition de la personne de Françoise CAPREDON du deux pluviose present mois duquel il resulte que Françoise CAPREDON nayant pas été trouvée na pu étre saisie pour étre conduite a la maison darret de cet arrondissement.
Vu enfin les conclusions écrites du Commissaire du Directoire Executif signées de lui en datte de ce jour.
Nous Directeur du Jury de larrondissement d'Aurillac soussigné considerant que le delit dont il sagit a été commis dans larrondissement du juge de paix du canton de Vic faisant partie de notre arrondissement et quainsy le juge de paix a été competent pour instruire ladite procedure et que nous le sommes nous meme pour la continuer, que les mandats darrets et la procedure sont duement revetue des formalités prescrittes par la loi.
Considerant que le delit dont il sagit entraine de sa nature peine afflictive et infamante, comme classé au code penal section 1ere du titre 2 art.II.
Considerant enfin que daprés lart. 1er du titre 3 du meme code lesdits complices de crimes doivent étre punis des meme peines que ceux qui en sont les auteurs.
Declarons ladite procedure bien et competemment instruite ; ordonnons que lesdites Marie COUSSIN veuve d'Antoine CARANOVE et Françoise CAPREDON sa belle mere seront traduite au jury daccusation qui sera a cet effet par nous convoqué et assemblé en la maniere ordinaire pour suivant lacte daccusation qui sera par nous incessament dressé et presenté au jury assemblé etre a statué ce quil appartiendra dapres la declaration du jury qui interviendra sur ledit acte daccusation et relativement au delit dont sont prevennues lesdites Marie COUSSIN et Françoise CAPREDON.
Fait et ordonné a Aurillac le vingt deux pluviose an sept de la Republique française une et indivisible.
Signé : LAMOUROUX
A suivre    

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La laitiére et le pot au lait.

22 Septembre 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Poésies, pensées...

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" Nos cahiers d'Enfance ; éditions les Arénes. "

 

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Colonies de vacances à Labrousse 1956-1968.

18 Septembre 2010 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Archives paroissiales

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OUI! OUI! il y a eu des colonies de vacances à Labrousse de 1956 à 1968.
Etes vous nombreux a l'avoir connue ?

Personnellement je ne l'ai pas connue !
Deux cartes postales en font foi (voir mes albums de cartes postales).
Et un article dans le "Messager de 1956".
" Triste été 1956 avec sa pluie obstinée qui fit le desespoir des estivants plus nombreux que d'habitude, des paysans en retard pour leurs travaux et des petits colons de Labrousse. Il y eu quand même du bon en ce triste été. D'abord cette colonie du Bouscat fait désormais partie de la vie paroissiale de Labrousse. Elle a assuré des messes magnifiques et une procession du 15 août
accompagnée de tambours et de clairons.

Venant de Vézac l'après midi du 26 août, Monseigneur visitait à Labrousse la colonie de vacances du Bouscat, paroisse de la banlieue de Bordeaux. Il venait apporter le témoignage de sa sollicitude à ces enfants, au personnel de la colonie et à son aumônier. Il venait aussi féliciter tous ceux qui ont contribué à l'heureux aménagement d'une grange en local de colonie de vacances.
Une grange désaffectée de sa destination première et très convenablement adaptée à sa nouvelle fonction. L'idée est à la fois assez généreuse et ingénieuse pour mériter d'être soulignée.
Malgré la pluie maussade, l'acceuil fut chaleureux et scandé avec entrain par cuivre et tambours. Quand tout le monde fut réuni dans le spacieux local qui était jadis l'écurie, Monseigneur reçut les souhaits de M.le curé, de M. le Maire, de M. l'abbé de Batz. Puis prenant lui-même la parole pour les remercier tous sans oublier les propriétaires de la grange et de l'enclos : M. et Mme DENEBOUDE, Monseigneur sut trouver les mots qui convenait, charmant tout son auditoire, tout en donnant à chacun avec humour sa petite leçon. Il y eut des chants et des intermèdes musicaux. Ce fut un excellent échantillon de la joie et donc de la bienfaisance d'une colonie animée d'entrain bordelais et d'esprit chrétien.
(La Semaine Catholique de Saint-Flour N° du 6 septembre 1956.)
En 2006 quand je mis en ligne mon site

http://pagesperso-orange.fr/sitedelabrousse/
je reçu un courrier de M. Pierre MONTEIL qui me disait :

<< Votre village a été pendant des annèes mon lieu de vacances grâce à un prêtre qui se nommait l'abbé GIGOUT (je ne suis pas certain de l'orthographe), qui était curé à Montereau (Seine-et-Marne). Je suis venu la première fois à Labrousse vers les années 1957-1958, j'ai eu l'immense plaisir de revenir à plusieurs reprises, la dernière fois fut en 1968 comme Directeur Adjoint. Durant ce séjour en cette année si trouble, mon surnom fut le CRS car étant sous-officier dans l'armèe de l'air, ma tenue manquait beaucoup de fantaisie !
Mais que de souvenirs : nos promenades au rocher du Dat, nos camps au Lioran et surtout les cloches dans votre magnifique petite église qui nous permettaient de jouer l'Ave Maria. Je ne peux que vous remercier d'avoir fait
renaître en moi un gamin de 12 ans.>>
A travers un simple petit site, j'ai fait plaisir à une personne et celà m'a énormément touchée.

La-colonie-de-vacances-carte-N---B-1962.jpg

Bientôt de nouvelles photos feront suite à cet article.
Si vous avez des photos de cette colonie des années 1950-1960, merci de bien vouloir en faire bénéficier ceux qui ont connu et participé à ces mois d'été inoubliable à Labrousse (Cantal).

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