Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Lucie GARD
Articles récents

Bonne et heureuse année 2019 à tous mes ami(e)s.

1 Janvier 2019 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Poésies, pensées...

carte de 1916. Le texte dit toute ma pensée. Que cette nouvelle année vous soit douce et bonne.

carte de 1916. Le texte dit toute ma pensée. Que cette nouvelle année vous soit douce et bonne.

Lire la suite

Labrousse - commémoration 11 novembre 2018

16 Novembre 2018 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Album - Nécropoles et Monuments

A la mémoire de nos "poilus" dont nous commémorons le centenaire. Merci à notre jeune accordéoniste qui nous a joué La Marseillaise.

A la mémoire de nos "poilus" dont nous commémorons le centenaire. Merci à notre jeune accordéoniste qui nous a joué La Marseillaise.

Lire la suite

Fête du village de Labrousse 15 août 2018.

5 Août 2018 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #MANIFESTATIONS

Fête du village de Labrousse 15 août 2018.
Lire la suite

DES LYCEENS PASSIONNES.

30 Avril 2018 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Archives scolaires

ÉQUIPE. Les élèves et leurs encadrants forment une mini-écurie de course automobile. Photo Louis Fayet

ÉQUIPE. Les élèves et leurs encadrants forment une mini-écurie de course automobile. Photo Louis Fayet

Sport automobile.

 La Ligue de sport automobile d’Auvergne a mis une voiture de course à disposition du lycée Monnet-Mermoz d’Aurillac à la seule condition de le faire rouler sur au moins trois courses régionales par an. Un challenge accepté avec ferveur par l’établissement.

Daniel Lauret.

 Le lycée Jean Monnet-Mermoz connaît une agitation particulière depuis quelques mois. Une poignée d’élèves, encadrés par Cyril Marine, directeur délégué aux formations technologiques et professionnelles, s’affairent tous les mercredis après-midi depuis septembre 2017 autour d’un véhicule qui se démarque sensiblement de ceux sur lesquels ils ont l’habitude de se pencher. Une Mygale formule campus de 2005 d’environ 500 kilos et dotée de 120 chevaux. Une vraie voiture de course mise à disposition par la ligue de sport automobile d’Auvergne dans le cadre d’un projet intitulé « Les lycées dans la course », lequel vise à transformer des lycéens en membres d’une mini- écurie de sport automobile. Avec une contrepartie. Que l’établissement organise la présence de la voiture sur, au minimum, trois épreuves régionales ou nationales, dans l’année.

Remise à niveau.

Avant de pouvoir faire rouler le bolide sur l’asphalte, les élèves du lycée, en majorité issus de la filière mécanique automobile mais pas que., ont d’abord dû le remettre à niveau. Et c’est peu dire que le véhicule nécessitait plus qu’une retape à la Pimp my ride , la célèbre émission de restauration et personnalisation de voitures délabrées. « La voiture était prêtée au lycée Pierre Boulanger depuis une dizaine d’années mais ne roulait plus depuis environ trois ans, expose Cyril Marine. Il nous a donc fallu la désosser entièrement, séparer le châssis, le moteur et la boîte, et la remonter. On a dû changer quasiment tous les consommables (joints, embrayage, courroie, etc.). Et pour finir, on a repeint la carrosserie. » Une fois cette mise à jour mécanique et esthétique effectuée, l’établissement a mis en place une épreuve de sélection pour choisir le pilote principal de la voiture. Ouverte à tous les lycéens, elle a réuni une douzaine de participants pour une course de kart organisée fin novembre 2017 sur le circuit Le Lissartel, à Pers. Mais le chrono ne garantissait pas la désignation finale en tant que pilote. « Les résultats scolaires, la motivation, la capacité à communiquer sur ce projet, rentraient aussi en ligne de compte », explique Cyril Marine. Constitution de l’écurie À ce jeu-là, c’est Théo Delrieu, 16 ans, quelques heures de conduite accompagnée et de kart au sein de l’ASK Aurillac au compteur, qui s’en est le mieux sorti. « J’ai fait 3e au chrono. Mais l’entretien, passé avec un jury composé du président de l’auto club du Cantal et celui de la ligue d’Auvergne de sport automobile, comptait pour 60 % dans la note finale. Je me suis concentré aussi là-dessus et ça a payé. » Anaïs Gidaziewski et William Debord ont été désignés pilotes de réserve tandis que Samuel Bessere, Alexis Noël, Samy Roques et Jean Rolland se sont portés volontaires pour endosser le rôle de mécanicien. Encadrés par les professeurs de mécanique automobile Laurence Roucher et Pascal Cavanié, tout ce beau petit monde constitue une forme d’écurie amateure, sur le modèle, rêvé, des équipes professionnelles. Le lycée Monnet-Mermoz pouvait enfin envisager de se présenter sur un circuit. Et pour leur baptême de feu, les élèves et leur directeur d’écurie improvisé Cyril Marine pouvaient difficilement rêver mieux. Il ont été invités par la ligue de sport automobile d’Auvergne à un stage de pilotage au Mans, du mardi 3 au jeudi 5 avril, sur la mythique piste des 24 Heures. « Une expérience que les jeunes ne sont pas près d’oublier », commente Cyril Marine, dont les yeux trahissent sa propre émotion à l’évocation de ce séjour. Prochain objectif de course pour le team Monnet-Mermoz, la montée de Pleaux début mai. « Ce projet, c’est une chance en or » La satisfaction des lycéens à œuvrer sur ce bolide est totale, que ce soit chez les mécaniciens ou le pilote. « C’est forcément plus puissant que les véhicules sur lesquels on a l’habitude de travailler, témoigne Alexis. Mais c’est aussi plus accessible, plus intéressant en raison dont la façon dont la voiture est construite. » Samy renchérit : « Ce qui est génial, c’est qu’on peut tout régler ». Quant à Théo, il est intarissable sur son expérience de conduite. « C’est particulier. Déjà on a l’impression d’être presque allongé à l’intérieur. Et puis il y a énormément de vibrations. Vous avez le casque qui claque à chaque changement de vitesse, c’est impressionnant. » Si William et Alexis ont attrapé seuls le virus de la passion pour le sport automobile, Samy et Théo ont été contaminés par leurs pères, un ancien copilote de rallye pour l’un, et un membre de l’Auto-Club du Cantal pour l’autre. Les deux partagent un projet commun : celui de participer, à terme, au trophée Michelin. Lequel se destine aux pilotes amateurs désirant participer au Championnat de France des Rallyes, mais disposant de budgets limités. Théo envisage cette aventure comme un tremplin. « Ce projet, c’est une chance en or ».

Source et lien

https://journal-twp.centrefrance.com/mt/data/11733/reader/reader_web.html?code=PwMGUV&state=8baad5#!preferred/0/package/11733/pub/11873/page/2

 

Lire la suite

VEZELS-ROUSSY - UNE PAGE QUI SE TOURNE.

30 Avril 2018 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #VEZELS-ROUSSY

Géraud NOEL, Jean-Luc TOURLAN, Albert LIABASTRE.

Géraud NOEL, Jean-Luc TOURLAN, Albert LIABASTRE.

Une sympathique manifestation a réuni élus et responsables associatifs, pour saluer le départ à la retraite d’Albert LIABASTRE, employé communal.

Départ effectif depuis quelques temps, mais ces derniers mois, la commune a vécu une période compliquée avec le décès du maire et la période transitoire qui a suivi avant l’élection du nouveau maire.

Après une carrière dans le privé, en 2000, âgé de 45 ans Albert LIABASTRE fait le choix de postuler au poste d’employé communal dans son village d’adoption. Recruté sous la forme d’un contrat aidé, il est ensuite titularisé dans la fonction puplique territoriale.

A 63 ans, Albert LIABASTRE décide de prendre une retraite bien méritée. Retraite qu’il envisage à son rythme : active et au grand air.

Après avoir salué le travail effectué tout au long de ces années, en particulier en maçonnerie, sa spécialité. Le maire Jean-Luc TOURLAN lui a remis un cadeau-souvenir.

Albert LIABASTRE a été remplacé par Géraud NOEL, qui a décidé de quitter la menuiserie et les charpentes pour la pluriactivité d’employé communal dans une petite collectivité.

Source : Journal La Montagne du 13 avril 2018.  

Bonne, heureuse et longue retraite à M. Albert LIABASTRE.

Lire la suite

La fabrication du fromage dans le Cantal en 1927.

23 Mars 2018 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #C'était hier

film des archives de l'INA

Lire la suite

Les hivers de 1400 à 1800

27 Février 2018 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #pensées...

 

Les hivers de 1400 à 1800.

Source : Mémorial de la météorologie nationale par M. GARNIER (1967).

1407-1408. En Angleterre, en Allemagne et en France, cet hiver fut un des plus rudes du Moyen Age, et il occasionna la destruction d'un nombre considérable d'arbres fruitiers et de vignes. Il se prolongea du 10 novembre au 31 janvier et du 15 février au 10 avril. On lit dans les Registres du Parlement : "La St Martin dernière passée, il y eu une telle froidure que nul ne pouvait besogner. Le greffier même, bien qu'il eût près de lui du feu en une pellette pour empêcher l'encre de son cornet de geler, voyait l'encre se geler en sa plume de trois mots en trois mots, et tant que enregistrer ne pouvait." Par ailleurs Félibien écrit : "tous les annalistes de ce temps là ont pris soin de remarquer que cet hiver fut le plus cruel qui eut été depuis plus de 500 ans. Il fut si long qu'il dura depuis la St Martin jusqu'à la fin de janvier et si âpre que les racines des vignes et des arbres fruitiers gelèrent. Toutes les rivières étaient gelées et les voitures passaient sur celle de Seine à Paris. On y souffrait une grande nécessité de bois et de pain, tous les moulins de la rivière étant arrêtés et l'on serait mort de faim dans la ville sans quelques farines qui y furent apportées des pays voisins." A Paris, durant 66 jours les gelées atteignirent une intensité exceptionnelle : "Le dimanche après l'Epiphanie les gens allèrent ribber et chouller en traversant la Seine d'un côté à l'autre."

1419-1420. hiver rude en France avec beaucoup de neige. Les loups pénétraient jusque dans les faubourgs de la capitale, qui se trouvait alors aux mains des Anglais.

1422-1423. Froids excessifs en Hollande et dans le Nord de la France. La Seine fut prise en janvier. "Il faisait si froid que personne ne pouvait travailler, mais seulement sauter, courir, jouer à la pelote ou autres jeux pour s'échauffer. Les coqs et gelines avaient les crêtes gelées jusqu'à la tête." Ces fortes gelées accompagnées de neiges durèrent jusqu'au 25 mars.

1434-1435. Hiver très long, appelé en Angleterre la grande gelée car il s'y prolongea du 24 novembre au 10 février : "Dans le Nord, il neigea près de 40 jours consécutifs, la nuit comme le jour". De nombreux lacs et fleuves furent gelés. Les plus lourdes voitures traversèrent la Seine à Paris et la Moselle à Metz. "L'eau qui écoulait des linges mouillés placés devant le feu pour sécher gelait en tombant."

1442-1443. C'est surtout dans le Midi que cet hiver fut remarquable. "Les rivières du pays de Gascogne, du Languedoc et du Quercy gelèrent si fort que nul ne pouvait y aller ni à pied ni à cheval par suite des chutes de neiges qui étaient sur la terre." Les chroniques de l'époque relatent qu'en cette année 1442 " la reine de France, Marie d'Anjou, épouse du roi Charles VII, étant en la ville de Carcassonne, y fut assiégée par les neiges hautes de plus de 6 pieds par les rues et fallut qu'elle s'y tint l'espace de trois mois, jusqu'à ce que M. le Dauphin, son fils, vint la quérir et la conduisit à Montauban où était le roi son père." De son côté, en effet, Charles VII avait été contraint à passer l'hiver à Montauban, depuis Noël 1442 jusqu'à la fin de février 1443, sans pouvoir, en raison des rigueurs de la saison, sortir de la ville.

1457-1458. Du 20 novembre jusqu'à la fin de février l'hiver se montra très rigoureux. De nombreuses rivières furent prises par les glaces et une armée de 40 000 hommes pu camper sur le Danube congelé. La saison se termina, dans la région parisienne, par une abondance exceptionnelle de chutes de neige.

1480-1481. L'hiver fut très froid et très long, car il se prolongea pendant plus de 6 mois. La Seine, l'Oise, la Marne et l'Yonne furent gelées. En Bretagne, des gelées d'une exceptionnelle intensité se produisirent de Noël 1480 à la fin de février 1481. Les vignes périrent en grand nombre dans l'Est : dans certaines contrées, "on coupait le vin avec la hache et la cognée et on le vendait au poids".

1490-1491. Dans l'Est, il fut appelé l'hiver des grandes neiges. Le Lac de Zurich fut gelé.

1507-1508. hiver rigoureux dans le Midi. Le jour de l'Epiphanie, il tomba à Marseille près d'un mètre de neige (3 pieds).

1513-1514. On compta dans le Nord et l'Est 12 semaines de fortes gelées. Le Rhin et le lac de Zurich furent pris en totalité et pendant 11 jours, on put les traverser facilement.

1534-1535. L'hiver fut rude dans le Massif Central. "Le Lot gela en janvier et on pouvait le traverser sans danger."

1543-1544. "L'hiver fut si rigoureux en Bretagne que la plupart des plantes gelèrent jusqu'à la racine." Dans le Nord du pays, le froid fut si vif en décembre et au début de janvier qu'il fallait couper le vin dans les muids à coup de hache et le vendre au poids.

1552-1553. L'hiver fut dur dans le Nord et l'Est. Lors du siège de Metz par Charles Quint, on fut obligé de couper les jambes à de nombreux soldats transis par le froid.

1564-1565. A Paris, les grands froids durèrent de la fin de décembre 1564 jusqu'au 20 mars 1565. Sur la Somme gelée, "on établit des loges où il se vendait des vivres comme en plein marché". En Provence, les oliviers périrent en grand nombre et, à Arles, le Rhône fut pris dans toute sa largeur. Partout la neige tomba en abondance, en particulier dans l'Aude où les chutes se prolongèrent pendant plus de 8 jours et dans la Vendée où par places son épaisseur atteignit 6 pieds.

1568-1569. En décembre 1568, toutes les rivières de France furent prises par les glaces. Le froid reprit ensuite en février mars et avril. En Vendée, les rigueurs de cet hiver s'y firent sentir "de Noël 1568 à la St Vincent 1569". Devant Bordeaux "la mer gela et la glace y était de la hauteur d'un homme". En Provence, de nombreux figuiers et oliviers furent tués par ces gelées. Le 19 décembre, les rigueurs de l'hiver obligèrent le duc d4anjou à abandonner le siège de Loudun.

1570-1571. L'hiver fut si rude de la fin de novembre 1570 à la fin de février 1571 que, pendant ces trois mois, les rivières restèrent suffisamment gelées pour supporter tous les charrois : le 10 mars, la Meuse et le Rhin étaient encore pris. Un grand nombre d'arbres fruitiers furent détruits par ces froids, même dans le Languedoc.

1594-1595. Hiver rigoureux du début décembre jusqu'à la mi-janvier. Le froid reprit le 13 avril avec une intensité aussi grande qu'en décembre, ce qui occasionna à Paris beaucoup de morts subites, principalement chez les femmes et les petits enfants : à cette même date, de nombreuses hirondelles tombèrent mortes de froid. Toutes les rivières de l'Europe occidentale et centrale, de même que les lagunes de Venise, furent prises fortement.

1607-1608. Appelé longtemps le grand hiver, car de la mi décembre 1607 jusqu'à la mi mars 1608 les rigueurs d'un froid intense se firent sentir sur toute l'Europe septentrionale et occidentale. Le Rhin fut pris depuis son embouchure jusqu'en amont de Cologne. "Devant Anvers, l'Escaut gela si fort que l'on y bâtit dessus plusieurs tentes et pavillons où s'y vendaient toutes sortes de victuailles : les habitants d'Anvers y menaient banqueter leur femme et leurs enfants." Le 10 janvier, le vin gela dans le calice à l'église Saint-André-des-Arts de Paris, écrit l'Estoile, "il fallut chercher un réchaud pour le fondre". En Champagne, "le vin gelait sur les tables, quelles que proches du feu qu'elles fussent". Dans l'Est, de nombreux voyageurs périrent dans les neiges.

1615-1616. en cet hiver, le roi Louis XIII revenait de Bordeaux où son mariage avait été célébré et se rendait à Paris avec sa nouvelle épouse. L'intensité du froid fut telle que, dans le régiment des Gardes composé de 3 000 hommes formant l'escorte royale, plus de 1 000 périrent au cours du voyage : aussi la Cour dut-elle s'arrêter à Tours, car, dit le Mercure Français, "le froid fit mourir tant de valets et serviteurs des princes et seigneurs qu'ils furent contraints, étant à Tours, de faire maison neuve". Des historiens rapportent qu'en certains lieux de la Sarthe, l'épaisseur de la couche de neige atteignait la hauteur d'un homme. A Paris, la Seine fut gelée du 1er au 30 janvier, et, lors de la débâcle, un côté du Pont Saint-Michel se trouva renversé.

1620-1621. Hiver très long, avec gelées particulièrement rudes de la fin de janvier à la fin de février. En ce dernier mois, la mer fut par les glaces à Dunkerque. Le port de Calais fut gelé, de même que l'Escaut. Les froids furent également très vifs en Provence, et les glaces des lagunes de l'Adriatique emprisonnèrent la flotte vénitienne.

1640-1641. Dans le Massif Central, cet hiver "le plus terrible qui ait été de la souvenance des vivants" se prolongea du début d'octobre jusqu'au mois de mai.

1655-1656. Hiver très rigoureux en France et en Allemagne à partir du 25 novembre 1655. Chutes de neige abondantes. La Seine gela à Paris du 8 au 16 décembre 1655.

1657-1658. Les rigueurs de cet hiver se firent sentir dans toute l'Europe. A Paris, le mois de janvier et le début de février 1658 furent extrêmement froids et la Seine fut gelée du 1er au 21 février. Dans le Massif Central, "il y eu si grand froids que de mémoire d'homme on ne vit tant de glace dans le Lot". Cet au cours de cet hiver que Charles X, roi de Suède, fit traverser le Petit Belt sur la glace par toute son armée, y compris la cavalerie, l'artillerie, les caissons...

1659-1660. Il y eut deux séries de très fortes gelées, la première de Noël à la mi-janvier et la seconde en février. "Cette froidure surpassa, non seulement celle du grand hiver 1607-1608, mais aussi l'industrie et l'expérience des plus grands éventeurs, puisqu'elle purifia le butin et les maisons des pestiférés de la ville incomparablement mieux qu'ils ne l'avaient fait avec leurs feux et leurs parfums." Le Rhône fut gelé.

1662-1663. hiver long avec gelées presque continues à Paris du 5 décembre au 8 mars. En décembre 1662 la Seine était entièrement prise.

1669-1670. Froid excessif en janvier et février. Pendant ces deux mois, l'Escaut fut entièrement pris.

1676-1677. A Paris, la Seine resta gelée du 9 décembre au 13 janvier, soit 35 jours consécutifs. Pendant 3 semaines de ces deux mêmes mois, on traversait, en Belgique, la Meuse sur la glace.

1683-1684. Des froids rigoureux se firent sentir, surtout au mois de janvier 1684. Le long des côtes de l'Angleterre, de Hollande et de France, la mer fut gelée sur une étendue de plusieurs milles au point que, pendant plusieurs semaines, aucun bateau ne put sortir des ports ou y rentrer : sur la Tamise même, qui resta gelée du 23 décembre au 7 février, on installa une foire qui put subsister pendant une quinzaine. D'après les écrivains du temps, le tiers des campagnes voisines de Tours mourut de faim au cours de cet hiver. Dans le Midi, il tomba des quantités de neige extraordinaires.

1694-1695. Hiver très long, d'octobre 1694 à mars 1695, avec de fortes gelées (minimum à Paris -15°).

1708-1709. "Le lundi 7 janvier 1709, lit-on dans une chronique de l'époque, commença une gelée qui fut ce jour-là la plus rude et la plus difficile à souffrir : elle dura jusqu'au 3 ou 4 février. Pendant ce temps là, il vint de la neige d'environ un demi-pied de haut : cette neige était fort fine et se fondait difficilement. Quelques jours après qu'elle fût tombée, il fit un vent fort froid d'entre bise et galerne (c'est-à-dire d'entre N et NW) qui la ramassa sur les lieux bas, ils découvrirent les blés qui gelèrent presque tous". Les céréales manquèrent, en effet, dans la plus grande partie de la France, et il n'y eu guère qu'en Normandie, dans le Perche et sur les côtes de Bretagne qu'on pût juste récolter la quantité de grain nécessaire pour assurer les semences ; aussi dans la région parisienne le prix du pain atteignit-il, en juin 1709, 35 sous les neuf livres au lieu de 7 sous, prix ordinaire. De nombreux arbres furent gelés jusqu'à l'aubier, et la vigne disparut de plusieurs régions de la France. Du 10 au 21 janvier, la température sous abri se maintint à Paris aux environs de -20°, avec des minima absolus de -23.1° les 13 et 14 janvier ; le 11 le thermomètre s'abaissa jusqu'à -16.1° à Montpellier et -17.5° à Marseille. L'hiver de 1709 fit ressentir ses effets sur une grande partie de l'Europe. L'Ebre, la Garonne, le Rhône et la Meuse gelés, mais la Seine resta libre ; au début d'avril, la Baltique était encore couverte de glaces. Aux dires de Réaumur et de Lavoisier, on n'avait jamais encore observé en France de froids aussi rigoureux que ceux de 1709.

1715-1716. Hiver froid et très neigeux du 20 décembre au 31 janvier. A Paris, -20° le 22 janvier. En Savoie la neige avait 20 pieds d'épaisseur : il en était de même en Alsace.

1728-1729. Hiver long et rude, en particulier du 24 décembre au 22 janvier et du début mars à la mi-avril. En Poitou, l'encre gelait dans les plumes, même dans les pièces chauffées. En Provence, les oliviers périrent. A Paris, le thermomètre s'abaissa jusqu'à -15°. Le mois d'avril fut marqué par de fortes chutes de neige.

1739-1740. "Le nom d'année du grand hiver est devenu propre à 1709, écrivait Réaumur dans les Mémoires de l'Académie des Sciences ; celui de l'année du long hiver est dû à aussi bon titre à 1740." En France la saison froide dura du mois d'octobre 1739 jusqu'à mars 1740 ; à Paris on compta pendant ce temps 75 jours de gelées dont 22 consécutifs. Les gelées de 1740 furent moins rigoureuses que celles de 1709, mais la neige tomba en beaucoup plus grande abondance en janvier et février. Grâce à cette dernière circonstance, les blés se trouvèrent protégés et au début de juin ils présentaient une magnifique apparence. Malheureusement la récolte fut compromise par les froids pluvieux de l'été 1740, qui présenta une température si basse qu'on put écrire que dans la région parisienne "il avait gelé en 1740 pendant tous les mois de l'année".

1741-1742. Janvier 1742 fut très rigoureux en France, où, du 2 au 25, les gelées furent ininterrompues. Dès le 27 décembre 1741, la Seine était prise.

1775-1776. Très rude dans le Nord, cette saison ne présenta par contre aucune anomalie remarquable dans le Centre et le Midi. D'après la description d'un contemporain, "l'embouchure de la Seine sur une largeur de plus de 8000 mètres, se montra, dès le 29 janvier 1776 et les jours suivants, toute couverte de glaces, ainsi que cette partie de la mer comprise entre la baie de Caen et le Cap de la Hève, en sorte que du Havre, la mer paraissait couverte de glace jusqu'à l'horizon ; cette glace était rompue par le flux et le reflux, ce qui donnait à notre mer l'apparence de la Baltique". Les fortes gelées commencèrent en France dans la nuit du 8 au 9 janvier et durèrent jusqu'au début de février. A Paris, la Seine fut entièrement gelée du 25 janvier au 6 février. Le minimum absolu de température atteignit -17.2° le 29 janvier à Paris et -22.5° à Nancy le 1er février, mais la couche de neige, qui dépassait 4 pouces d'épaisseur, permit à de nombreux végétaux de résister à ces gelées exceptionnelles.

1783-1784. C'est surtout dans le Nord de la France que cet hiver fit sentir ses rigueurs depuis le début de novembre jusqu'en avril, et la neige y tomba avec une telle abondance entre le 26 décembre et le 17 février que la circulation fut fréquemment interrompue. Le 30 décembre 1783, le minimum thermométrique à Paris s'abaissa jusqu'à -19.1° et dans la capitale on enregistra 69 jours de gelée consécutifs. La terre fut gelée jusqu'à 65 cm de profondeur.

1784-85. Pendant l'hiver de 1784-85, le plus grand froid a été de -16,30°C à Bruxelles. Et le 24 janvier 1785, de -24,40°C à Liège. Il commença à geler le 1 décembre 1784 et continua jusqu'au 2 janvier 1785 ; pendant ce dernier mois il y eut à Bruxelles 23 jours de gelée, du 2 au 4 janvier 1785. Il y avait, eu un dégel pendant lequel la température avait atteint 7,20°C le 3 janvier 1785. En février on a compté 21 jours de gelée. Le dégel survenu le 27 février 1785 avec accompagnement de grandes pluies a causé des inondations désastreuses. La durée de cet hiver a été de deux mois et dix jours sans dégel formel, mais avec des radoucissements à certains jours. Pour l'année 1785, le curé écrit : "l'hiver de 1785 sera longtemps mémorable par la grande abondance de ses neiges. La campagne en fut couverte durant six mois, à peu près, c'est à dire depuis le mois de décembre 1784 jusque vers la fin d'avril 1785. Comme il en était beaucoup tombé durant l'hiver 1784, on n'eut jamais imaginé que le suivant en donnerait encore en plus grande quantité. On fut trompé. Il en tomba à deux ou trois reprises jusqu'à 13 ou 14 pouces… Il s'en fit partout en rase campagne, comme dans nos montagnes, des amas considérables, ces amas furent surtout occasionnés par une bise violente qui s'éleva le dimanche de la Passion 13/03/1785. A la suite d'une grande chute de neige, les chemins se trouvèrent obstrués partout dans la plaine comme dans les montagnes… Ces neiges du mois de mars ne furent pas les dernières, les chutes du mois d'avril ne furent guère moins abondantes. On m'en croira si l'on veut, mais je certifie que le 14 avril 1785, étant à Chalon sur Saône, j'ai vu de mes yeux, sur la place du Châtelet, un tas de neige de la hauteur au moins de 14 pouces." Lors de l'été 1785 il y a eu une grande sécheresse dans toute la France. Dans la Sarthe, “les bestiaux se donnent ; à peine peut-on se défaire des chevaux, car on les refuse à qui les offre pour rien. On ne parle que de chiens enragés ; il en a été tué une quantité prodigieuse.” Il en est de même dans le Limousin, où, par suite du manque de foin, les paysans abandonnent tous leurs animaux. Dans l’Ain, la disette de fourrage oblige à nourrir les ânes avec des sarments coupés dans les vignes.

1788-1789. L'Europe entière subit les rigueurs de ce remarquable hiver, principalement de la fin de novembre 1788 à la mi-janvier 1789. A Paris, où la Seine resta gelée du 26 novembre au 20 janvier, on compta cinquante six jours de gelée consécutifs avec un minimum absolu de -21.8° le 31 décembre 1788. Le Rhône fut pris à Lyon, la Garonne à Toulouse, de même que le Rhin, la Tamise et le lac Léman. La masse des glaces intercepta les communications entre Calais et Douvres et les navires se trouvèrent bloqués dans les ports de la Manche : on traversait à pied et à cheval le port d'Ostende. A Marseille, les bords du bassin étaient couverts de glace. Au moment du dégel, les blés apparurent très verts et très propres, car la neige qui avait été très abondante les avait protégés et les mauvaises herbes s'étaient trouvées en grande partie détruites.

1794-1795. Deux périodes de gelée intense : la première de la mi-décembre à la fin de janvier et la seconde de la mi-février à la fin de mars. A Paris, il y eut quarante-deux jours de gelée consécutifs et la Seine fut gelée du 25 décembre au 28 janvier : le 23 janvier le thermomètre descendit à -23.5°. C'est au cours de cet hiver que la cavalerie de Pichegru s'empara de la flotte hollandaise bloquée par les glaces dans le Zuydersée." Le Zuydersée était gelé, raconte Thiers ; nos escadrons traversèrent au galop ces plaines de glace, et l'on vit des hussards et des artilleurs à cheval sommer comme une place forte ces vaisseaux devenus immobiles et qui se rendirent à ces assaillants d'une espèce si nouvelle".

 

 

Lire la suite

1931 - Le Cantal ...

14 Février 2018 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #C'était hier

trouvé pour vous ....

Lire la suite

Colonie de vacances à Labrousse entre 1950 et 1970.

24 Janvier 2018 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Archives paroissiales

Voici de nouvelles photos.

J'ai eu ce jour 24 janvier 2018, l'agréable surprise d'avoir des nouvelles de Monsieur Pierre Monteil (cité plus bas). Il m'a aimablement envoyé ces quatre photos, qui feront plaisir à ceux qui ont connu " La colonie de Labrousse".

Pierre Monteil a gardé un bon souvenir de notre village de Labrousse.

Nous avons tous la nostalgie de nos souvenirs de jeunesse.

Merci pour ce partage monsieur Monteil.

voir première partie de l'article :

http://sitedelabrousse.over-blog.fr/article-colonies-de-vacances-a-labrousse-1956-1968-57294500.html

Colonie de vacances à Labrousse entre 1950 et 1970.
Colonie de vacances à Labrousse entre 1950 et 1970.
Colonie de vacances à Labrousse entre 1950 et 1970.
Colonie de vacances à Labrousse entre 1950 et 1970.

Bientôt de nouvelles photos.

Qui se souvient des enfants de Montereau (Seine et Marne) et de l'abbé GIGOUT (orthographe pas certain).

M. l'Abbé GIGOUT aumonier de la colonie

Qui se souvient de Pierre MONTEIL dont j'ai reçu un jour ce mail mais qu'une panne informatique m'a fait perdre son adresse mail ?

<< Votre village a été pendant des annèes mon lieu de vacances grâce à un prêtre qui se nommait l'abbé GIGOUT (je ne suis pas certain de l'orthographe), qui était curé à Montereau (Seine-et-Marne). Je suis venu la première fois à Labrousse vers les années 1957-1958, j'ai eu l'immense plaisir de revenir à plusieurs reprises, la dernière fois fut en 1968 comme Directeur Adjoint. Durant ce séjour en cette année si trouble, mon surnom fut le CRS car étant sous-officier dans l'armèe de l'air, ma tenue manquait beaucoup de fantaisie !
Mais que de souvenirs : nos promenades au rocher du Dat, nos camps au Lioran et surtout les cloches dans votre magnifique petite église qui nous permettaient de jouer l'Ave Maria. Je ne peux que vous remercier d'avoir fait
renaître en moi un gamin de 12 ans.>>

L'équipe des colons 6. 1958

 Merci à M. Gamel pour ces deux photos 

Si vous avez des photos de cette colonie des années 1950-1960, merci de bien vouloir en faire bénéficier ceux qui ont connu et participé à ces mois d'été inoubliable à Labrousse (Cantal).

Voir l'article du 18 septembre 2010, classé archives paroissiales.

Lire la suite

Bonne et Heureuse Année 2018.

31 Décembre 2017 , Rédigé par sitedelabrousse Publié dans #Poésies, pensées...

Que ce Nouvel An soit favorable à vos souhaits.

Que ce Nouvel An soit favorable à vos souhaits.

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 > >>